Comme promis, la Première dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, a répondu présente ce dimanche 9 août 2026 à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, à l’occasion de la 4ᵉ édition de VAR – Du Virtuel au Réel. Devant une jeunesse venue en nombre, elle a livré un plaidoyer pour un usage responsable des réseaux sociaux, invitant les jeunes à dépasser la course aux abonnés pour faire de leur influence un véritable levier de transformation.
Placée sous le thème « Jeunesse ya BONNE QUALITÉ », cette quatrième édition entend rapprocher les initiatives nées sur les plateformes numériques des réalités du terrain. Une ambition à laquelle la Première dame a choisi d’apporter sa voix, en mettant l’accent sur la responsabilité qui accompagne le pouvoir grandissant du numérique.
Pour la Première dame, les réseaux sociaux ne peuvent plus être considérés comme de simples espaces de divertissement. Ils sont devenus des outils d’expression, d’apprentissage, d’entrepreneuriat, de mobilisation et de création d’opportunités.
« Les réseaux sociaux ne sont que de simples espaces virtuels. Ils sont devenus de puissants espaces d’expression, d’apprentissage, d’entrepreneuriat, de mobilisation et d’opportunités », a-t-elle souligné.
Mais cette puissance, estime-t-elle, impose également une responsabilité. La capacité à produire et diffuser rapidement du contenu doit s’accompagner d’un effort de vérification et de discernement, particulièrement dans un environnement où une information peut toucher des milliers de personnes en quelques minutes.

« La responsabilité consiste donc à vérifier, à repartager, à rechercher le contexte, à avoir la volonté de décider et d’élever les actes de responsabilité », a-t-elle insisté.
Le concept même de VAR a occupé une place centrale dans son intervention. Pour Denise Nyakeru Tshisekedi, le passage du virtuel au réel ne se limite pas à rendre une publication virale. Il se mesure surtout à la capacité d’une initiative numérique à produire des résultats concrets dans la société.
« Le virtuel devient réel lorsqu’une publication émerge de scène, lorsqu’un partage augmente la visibilité d’un entrepreneur et lui offre une opportunité auprès du public », a-t-elle expliqué.

La Première dame a notamment évoqué des parcours de jeunes ayant utilisé leur visibilité sur les réseaux sociaux pour faire connaître leurs projets, développer leurs activités et accéder à de nouvelles opportunités.
Pour elle, le numérique peut contribuer à faire émerger des talents, à structurer des activités informelles et à donner de la visibilité à des initiatives qui seraient autrement restées dans l’ombre.
Denise Nyakeru Tshisekedi a appelé les jeunes à repenser leur rapport à l’influence.
Elle estime qu’une jeunesse de qualité ne devrait pas uniquement chercher à accumuler des abonnés, des vues ou des commentaires, mais plutôt à mesurer son influence à l’aune de son impact sur son environnement.

« Une jeunesse de qualité est celle qui ne se limite pas uniquement à mesurer son influence à travers le nombre d’abonnés, les likes, les commentaires, mais également à l’impact positif qu’elle a dans son environnement », a-t-elle déclaré.
Dans cette perspective, elle a invité les jeunes à utiliser leurs plateformes pour promouvoir leurs talents, développer leurs projets, entreprendre, sensibiliser et défendre des causes susceptibles de renforcer la cohésion et l’humanité.
L’intervention de la Première dame a également porté sur les dérives possibles du numérique. Si les réseaux sociaux peuvent donner de la visibilité à une cause ou permettre à un entrepreneur de trouver son public, ils peuvent également servir à diffuser de fausses informations ou à porter atteinte à la réputation d’autrui.

Pour Denise Nyakeru, le véritable enjeu réside donc moins dans l’outil que dans la manière dont il est utilisé.
« Le téléphone peut être utilisé pour promouvoir un projet ou propager une information erronée. La même plateforme peut être utilisée pour développer une entreprise ou porter préjudice injustement à une personne », a-t-elle rappelé.
Elle a ainsi appelé les jeunes à conjuguer liberté d’expression, vérité et responsabilité dans leurs usages quotidiens du numérique.
En participant à cette quatrième édition de VAR, Denise Nyakeru est venue soutenir une initiative qui place la jeunesse, le numérique et l’engagement au cœur de ses réflexions.
Son message rejoint ainsi l’esprit de cette édition qui cherche à faire du numérique non pas une finalité, mais un point de départ vers des actions concrètes.

Avant de conclure son intervention, la Première dame a félicité les organisateurs et les participants pour cet espace de dialogue consacré à la responsabilité et à l’entrepreneuriat.
Elle a également encouragé les jeunes à continuer à utiliser les réseaux sociaux pour faire émerger leurs talents, porter leurs projets et contribuer positivement à la société.
Puis, au terme de son intervention, elle a formulé ses vœux de réussite pour cette quatrième édition avant de déclarer officiellement VAR4 ouverte.
Le véritable défi pour la jeunesse congolaise n’est plus seulement d’être visible sur le virtuel, mais de faire en sorte que cette visibilité produise quelque chose de réel.
Lydia Mangala


