Le forum regroupant les sept économies mondiales les plus avancées, a convié les deux présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame à mettre fin au conflit persistant il y a bientôt 30ans, à travers le recours à une solution négociée. Dans une déclaration faite samedi 02 février, cette organisation intergouvernementale a martelé sur le respect des engagements pris dans le cadre du processus de paix de Luanda dirigé par João Lourenço, président de l’Angola.
Ces derniers ont fermement l’offensive de l’armée rwandaise dans l’Est de la RDC, les ministres Affaires étrangères du G7 n’ont cependant pas évoqué les sanctions réclamées pourtant par les autorités congolaises.
« Nous exhortons toutes les parties à revenir à la table des négociations et à honorer leurs engagements dans le cadre du processus de Luanda. Nous exhortons le M23 à se retirer de toutes les zones contrôlées. Nous exhortons également toutes les parties à s’engager pleinement en faveur d’une résolution pacifique et négociée du conflit », ont-ils déclaré.
Même s’ils désapprouvent la solution militaire, le G7 a néanmoins réitéré son plein soutien à la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo (MONUSCO) pour protéger les civils et stabiliser la paix dans la région.
En rappelant que plusieurs casques bleus et soldats de la SADC ont été tués par les RDF-M23, le G7 a souligné que les attaques menés contre le personnel de maintien de la paix sont « totalement inacceptables ».
« Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles des soldats de la paix de la MONUSCO et de la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en République démocratique du Congo (SAMIDRC) décédés », indiquent les chefs de la diplomatie de l’Allemagne, du Canada, des USA, la France, l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, ainsi que la haute représentante de l’Union européenne, Kaja Kallas.
A Kinshasa, le Mécanisme national de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba a appelé à des sanctions contre le Rwanda. Le coordonnateur de cette structure a dénoncé le carnage et le massacre inqualifiables, la poursuite d’assassinats ciblés, les coupures d’eau et d’électricité avec des conséquences sanitaires incommensurables, le bombardement des hôpitaux et des camps de déplacés et les exécutions sommaires.
Ben Mandjolo


