Le Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a promulgué la loi de finances de l’exercice 2026, arrêtée à 54 335,8 milliards de francs congolais (CDF), soit l’équivalent d’environ 22 milliards de dollars américains. Ce budget enregistre une progression de 7,2 % par rapport à la loi de finances rectificative 2025, chiffrée à 50 691,8 milliards de CDF.
L’ordonnance présidentielle relative à cette promulgation a été signée le 29 décembre 2025 et rendue publique à travers sa lecture à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) par le porte-parole adjoint du Chef de l’État.
Fruit d’un processus de concertation entre le gouvernement congolais et le Fonds monétaire international (FMI), le projet de budget a été examiné et amendé par le Parlement, qui l’a porté à un niveau de 22 milliards de dollars américains. Ce montant traduit une hausse de 15,5 % par rapport au cadrage budgétaire initialement arrêté avec le FMI, lequel évaluait le budget à 19 milliards de dollars, notamment en raison de la volatilité des recettes extérieures.
Pour rappel, le projet de loi de finances tel que déposé initialement par le gouvernement était chiffré à 20 milliards de dollars, sur la base d’un taux de change de 2 900 CDF pour un dollar américain.
Le budget 2026 intègre plusieurs réformes structurelles destinées à renforcer la mobilisation des recettes internes. Celles-ci portent notamment sur la digitalisation des procédures fiscales et douanières, l’extension de la facturation normalisée, la modernisation du régime de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la mise en place d’un guichet unique pour les micro-entreprises ainsi que le renforcement de l’impôt sur le revenu. Selon les autorités, ces mesures devraient contribuer à une augmentation significative des recettes publiques, tout en améliorant la qualité des dépenses, notamment à travers l’assainissement du fichier de la paie.
Ces réformes devraient également faciliter la revalorisation salariale et la régularisation des agents jusque-là non pris en charge par l’État. Sur le plan des dépenses, le budget 2026 se distingue par une allocation accrue en faveur de l’investissement public, estimée à 7 milliards de dollars, soit 36 % du budget général, fonds de péréquation compris.
Les transferts et subventions sont, pour leur part, évalués à 2 milliards de dollars, en hausse de 63 %. Cette progression est principalement liée aux mesures de relance des entreprises publiques, au financement de la recherche, à la subvention des produits pétroliers ainsi qu’aux transferts aux provinces, incluant la prise en charge des conseillers communaux.
Adopté par l’Assemblée nationale, le texte a ensuite été transmis au Sénat pour une seconde lecture, conformément à la procédure législative en vigueur.
Le budget de l’exercice 2026 repose sur les principaux indicateurs macroéconomiques suivants :
• Taux de croissance du PIB : 5,3 % ;
• Taux d’inflation moyen : 4,4 % ;
• Taux de change moyen : 2 467 CDF pour 1 USD ;
• Taux de change en fin de période : 2 634,1 CDF pour 1 USD ;
• Pression fiscale : 12,3 % ;
• PIB réel : 19 465,0 milliards de CDF ;
• PIB nominal : 2 269 291,9 milliards de CDF.
Joséphine Mawete


