Quelques jours après sa nomination à la tête de la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO SA), Yannick Zonde a officiellement pris ses fonctions, mardi 3 mars 2026, lors d’une cérémonie de passation marquée par l’émotion, la reconnaissance et l’engagement à poursuivre les réformes engagées.
L’événement a consacré la transmission du témoin entre Pistis Bonongo, Directeur général sortant, et son successeur, dans une atmosphère empreinte de respect et de continuité institutionnelle.

Dans son mot d’au revoir, Pistis Bonongo est revenu sur les défis rencontrés à son arrivée à la tête de l’entreprise publique stratégique. Il a évoqué un contexte exigeant, fait de contraintes financières, d’impératifs de transparence et de modernisation, ainsi que d’attentes accrues en matière de performance.
« Servir à la tête de la SOKIMO a été pour moi bien plus qu’une fonction ; ce fut une mission, un engagement au service de l’intérêt général et du développement de notre pays », a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude envers le Président de la République, Félix Tshisekedi, pour la confiance placée en lui.

Sous son mandat, la société s’est engagée dans un chantier de réformes internes visant à renforcer la gouvernance, à améliorer la discipline administrative et financière et à promouvoir une culture de gestion fondée sur la rigueur et la redevabilité.
« Ensemble, avec détermination et esprit d’équipe, nous avons engagé des réformes visant à renforcer la gouvernance et à améliorer la discipline administrative et financière », a-t-il souligné, estimant que ces progrès, bien que perfectibles, démontrent la capacité de la SOKIMO à se transformer.
Pour le directeur sortant, l’entreprise qu’il transmet aujourd’hui est debout, engagée dans une dynamique de réforme et porteuse d’espoir. Il quitte ses fonctions, dit-il, avec sérénité et le sentiment du devoir accompli.
Prenant la parole, Yannick Zonde a exprimé son humilité face à l’ampleur de la mission qui l’attend.
« Je mesure pleinement le poids de l’histoire, des responsabilités et des attentes qui accompagnent cette charge », a-t-il déclaré, remerciant Dieu, le Chef de l’État et le Gouvernement pour la confiance accordée.
Il a salué le travail acharné et le dévouement de son prédécesseur, reconnaissant hériter d’une entreprise structurée et engagée sur la voie des réformes. Il a également rendu hommage au personnel de la SOKIMO, qu’il considère comme le socle de cette société qu’il qualifie de patrimoine national.

Déterminé à inscrire son action dans la continuité, le nouveau Directeur général entend consolider les acquis tout en insufflant une nouvelle dynamique. Son ambition est de propulser la SOKIMO au sommet et renforcer son rôle de levier économique et d’instrument de souveraineté nationale.
Entreprise publique historique du secteur aurifère, la SOKIMO occupe une place stratégique dans l’économie congolaise. À l’heure où la RDC mise sur la valorisation responsable de ses ressources naturelles, la stabilité et la performance de ses entreprises minières publiques constituent un enjeu majeur.
Entre réformes engagées et nouvelles ambitions, la SOKIMO entame un nouveau chapitre de son histoire, avec l’objectif de renforcer sa contribution au développement économique du pays.
Lydia Mangala


