Sous le haut patronage du Président de la République, Félix Tshisekedi, le Gouvernement congolais a donné le coup d’envoi de la Semaine congolaise de la Bonne Gouvernance pour une coopération économique équitable, un atelier stratégique organisé à Kinshasa du 23 au 26 mars 2026.
Portée par le Ministère du Commerce extérieur, en collaboration avec le Ministère de l’Industrie, cette initiative se tient à l’hôtel Kertel Suites et réunit un large éventail d’acteurs comprenant experts des secteurs public et privé, membres du Comité National de Normalisation, universitaires, ainsi que représentants des associations de consommateurs, de producteurs et d’exportateurs.
C’est le Ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, qui a officiellement lancé les travaux. Cette semaine de formation met l’accent sur plusieurs axes clés, notamment la bonne gouvernance en matière de coopération, les pratiques de normalisation, les exigences réglementaires et la politique qualité à l’échelle africaine.
Dans son intervention, le ministre a insisté sur l’objectif d’améliorer la compétitivité des produits congolais sur les marchés régionaux et internationaux. Il a souligné que le respect des normes sanitaires, phytosanitaires et techniques constitue désormais une condition incontournable pour accéder aux marchés mondiaux.
« L’objectif est clair : conquérir les marchés internationaux en renforçant la qualité et la conformité de nos produits », a-t-il laissé entendre, appelant à un changement de pratiques au sein des filières de production et d’exportation.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du partenariat économique entre le Royaume-Uni et la RDC, ainsi que du partenariat de normalisation entre le British Standards Institution et l’Office Congolais de Contrôle. À travers cette collaboration, il s’agit d’aligner les standards congolais sur les exigences internationales.
Intervenant au nom du BSI, Volodymyr Yakubov a expliqué que cette démarche vise à accompagner la RDC dans la structuration de son système de qualité afin de faciliter l’accès de ses produits aux marchés africain, britannique et mondial.
De son côté, le Ministre intérimaire de l’Industrie et Ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwanga Ngongo, a insisté sur la nécessité de passer à l’action. Selon lui, l’augmentation des exportations dépend directement du respect des normes nationales et internationales, ce qui impose des efforts concrets sur le terrain.
La dimension internationale de cette initiative a également été soulignée par la représentation diplomatique britannique. Par la voix de son ambassadrice adjointe, le Royaume-Uni a réaffirmé son engagement à accompagner la RDC dans cette dynamique, en soutenant les efforts de mise à niveau des standards de production et de commercialisation.
Au-delà de la formation, cette semaine est un levier de transformation économique. Elle a pour but de structurer durablement les chaînes de valeur, de renforcer la gouvernance économique et de positionner les produits « made in DRC » comme des références compétitives sur les marchés internationaux.
Lydia Mangala



« L’objectif est clair : conquérir les marchés internationaux en renforçant la qualité et la conformité de nos produits », a-t-il laissé entendre, appelant à un changement de pratiques au sein des filières de production et d’exportation.