Le gouvernement de la République démocratique du Congo a lancé, le lundi 15 juin 2026 à Kinshasa, une campagne nationale de marquage des armes dans le cadre du projet « Désarmer les conflits en RDC ». Cette initiative vise à améliorer la traçabilité des armes et à lutter contre leur circulation illicite.
La cérémonie officielle a été présidée par le directeur de cabinet adjoint du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Élie Nkumbi, représentant le VPM Jacquemain Shabani Lukoo.

Cette opération a pour objectif de rendre chaque arme identifiable grâce à un système de marquage unique. Les autorités estiment que cette démarche permettra de renforcer la gestion des stocks d’armes, d’améliorer leur suivi et de réduire les risques de détournement au profit de groupes armés ou de réseaux criminels. Le marquage constitue ainsi un outil essentiel pour retracer l’origine et le parcours d’une arme retrouvée sur le terrain.
Cette initiative bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires internationaux, notamment l’Organisation des Nations unies (ONU), à travers l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), ainsi que du soutien de la République populaire de Chine. Les autorités congolaises soulignent que cette coopération permettra d’appliquer des normes conformes aux standards internationaux en matière de gestion et de contrôle des armes.
La campagne vise également à renforcer les mécanismes de contrôle des armes légères et de petit calibre, considérées comme l’un des principaux facteurs d’insécurité dans plusieurs provinces du pays. En sécurisant davantage les arsenaux étatiques et en améliorant la gestion des flux d’armement, le gouvernement espère réduire l’approvisionnement des circuits illicites qui alimentent les conflits.
Parmi les prochaines étapes figurent l’inventaire complet des stocks d’armes, la formation du personnel chargé du marquage, le déploiement progressif des opérations à travers le territoire national ainsi que la mise en place d’une base de données centralisée destinée à assurer une meilleure traçabilité.
Pour les autorités, le succès de cette campagne reposera sur la rigueur dans l’exécution des opérations ainsi que sur la poursuite de l’appui technique et financier des partenaires engagés dans ce processus.
L’État congolais réaffirme sa volonté de renforcer la sécurité des citoyens et de contribuer à la stabilisation du pays grâce à une gestion plus efficace et plus transparente des armes.
Joëlle Luniongo


