L’intensité était au rendez-vous ce soir sur la pelouse du Stade Maurice Dufrasne. Dans une ambiance électrique, portée par un public congolais venu en masse et particulièrement bruyant, la République démocratique du Congo et le Danemark se sont séparés sur un score nul et vierge (0-0). Si les filets n’ont pas tremblé, ce premier grand test de préparation à la phase finale de la Coupe du monde a livré de précieuses garanties aux supporters des Léopards.
Pour aborder ce choc face à un cador européen, Sébastien Desabre a misé sur la stabilité et la solidité. Le technicien français a couché sur sa feuille de match une composition classique, articulée autour d’une charnière à trois défenseurs centraux. Dans les buts, Lionel Mpasi a tenu son rang.
Devant lui, le trio axial composé de Chancel Mbemba, capitaine, Axel Tuanzebe et Steve Kapuadi a dressé un véritable mur. Sur les ailes, Gédéon Kalulu et Arthur Masuaku ont assuré la transition, épaulés au milieu de terrain par l’activité incessante de Samuel Moutoussamy, Edo Kayembe et du jeune Ngal’ayel Mukau. Enfin, le duo d’attaque composé de Yoane Wissa et Cédric Bakambu avait la charge de faire peser le danger sur l’arrière-garde danoise.
De l’engagement, du sérieux et des promesses. Sur la pelouse, les Léopards ont affiché un visage séduisant. Appliqués collectivement, solides sur leurs appuis défensifs et audacieux dans le jeu, les Congolais ont regardé les Danois dans les yeux. L’organisation tactique est restée cohérente de la première à la dernière minute face à un adversaire réputé pour sa rigueur et sa qualité technique.
Certes, les observateurs les plus exigeants regretteront un léger manque de tranchant dans le dernier geste. Cependant, le contenu global de la rencontre reste extrêmement positif. À ce stade de la préparation, ce match nul face à une telle opposition constitue une base de travail idéale pour le staff technique congolais.
Dans ces rencontres de réglage, le tableau d’affichage importe peu. Ce que les Léopards ont appris, corrigé ou perfectionné ce soir à Liège leur servira d’enseignement pour les joutes de la phase finale de la Coupe du monde. Les hommes de Desabre travaillent dur, et cette prestation encourageante prouve qu’ils sont sur la bonne voie.
Le douzième homme ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Tout au long de la partie, les tribunes belges ont vibré au rythme des chants et de la ferveur des supporters congolais. Un soutien total et inconditionnel qui boostera à coup sûr le moral des troupes pour la suite de leur préparation avant de s’envoler vers les États-Unis.
Josaphat Mayi


