En séjour à Kisangani depuis le jeudi dernier, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a mené, le dimanche 9 novembre 2025, une série d’échanges citoyens empreints d’écoute et de proximité.
Après la messe dominicale, il a reçu plusieurs groupes de la société civile, notamment les personnes vivant avec un handicap, ainsi que les responsables des confessions religieuses de la Tshopo.
Ces rencontres ont permis d’aborder des questions cruciales telles que l’inclusion sociale, l’accès à la justice et la gestion controversée du Fonds de réparation des victimes de la guerre de six jours (Frivao).
Un geste fort en faveur de l’inclusion des personnes handicapées

Devant les doléances des personnes vivant avec un handicap, le ministre Guillaume Ngefa a tenu à donner un signal fort.
Ces citoyens ont dénoncé les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien notamment l’accès limité aux bâtiments publics, l’absence de rampes d’accès et le manque d’aménagements adaptés dans les institutions de justice et les édifices administratifs.
Touché par leurs témoignages, le ministre a choisi de descendre personnellement à leur niveau lors des échanges, un geste hautement symbolique, salué par les participants.
« L’inclusion ne doit pas être un slogan, mais une réalité concrète », a-t-il déclaré.
Le ministre a assuré que le gouvernement œuvre à rendre la justice accessible, équitable et digne, conformément à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place l’humain au centre de l’action publique.
Lutte contre la corruption au sein du Frivao : « L’argent du sang ne doit jamais être détourné »
Au-delà de la question de l’inclusion, la visite du ministre de la Justice à Kisangani a été marquée par un dossier particulièrement sensible, celui du Frivao, le Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes de la Guerre de Six Jours.
Guillaume Ngefa a été saisi par plusieurs citoyens et responsables religieux de graves allégations de corruption liées à la gestion de ce fonds.
Des voix se sont élevées pour dénoncer des pratiques d’indemnisation inéquitables et des détournements présumés au détriment des véritables victimes.
Le ministre a fermement condamné ces actes, réaffirmant la tolérance zéro du gouvernement face à la corruption :
« L’argent du sang ne doit jamais être détourné. Il doit parvenir aux véritables bénéficiaires, dans un esprit de réparation et de justice », a-t-il martelé, promettant de porter le dossier devant le Conseil des ministres pour qu’une enquête approfondie soit menée.
Dialogue avec les confessions religieuses : un appel à la justice et à l’équité

Le ministre a également échangé avec les représentants de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de l’Armée du Salut, venus lui présenter leurs préoccupations relatives à l’indemnisation collective des communautés religieuses touchées par les atrocités de la guerre de six jours.
Guillaume Ngefa a salué la démarche de ces responsables spirituels et s’est engagé à établir un état des lieux précis de la situation afin de garantir une réparation juste, équitable et transparente pour toutes les confessions concernées.
« Les indemnités collectives ne peuvent être ignorées. Toutes les confessions religieuses doivent être traitées avec équité et dignité », a-t-il affirmé, annonçant des mesures correctives à venir.
Une démarche citoyenne inscrite dans la vision du Chef de l’État
En multipliant les rencontres directes avec les citoyens, Guillaume Ngefa confirme sa volonté de rapprocher la justice du peuple et d’ancrer son action dans la proximité, la transparence et la redevabilité.
Son passage à Kisangani s’inscrit dans la droite ligne de la vision du Président Félix Tshisekedi, qui prône une justice humaine, efficace et au service des plus vulnérables.
Par ces gestes concrets et ces engagements fermes, le ministre de la Justice entend restaurer la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire et garantir la réparation des injustices subies par les victimes de guerre, tout en posant les bases d’une société réellement inclusive et équitable.
Lydia Mangala


