Lors du point de presse du Président de la République, Jacquemain Shabani est intervenu sur une question sécuritaire et socio-territoriale sensible liée à la présence des éleveurs transhumants dits « Mbororo » dans plusieurs provinces du nord du pays.
Cette problématique concerne notamment les provinces du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi, du Haut-Uele et du Bas-Uele, où la présence de ces groupes mobiles suscite depuis plusieurs années des préoccupations liées à la gestion des terres, à la cohabitation communautaire et à l’organisation des activités pastorales.
Dans son intervention, le Vice-Premier ministre a indiqué que le gouvernement a décidé de mettre en place une commission multisectorielle chargée d’examiner de manière approfondie cette situation.
« Au cours de la conférence de presse du Président de la République tenue ce 06 mai 2026, je suis intervenu sur la problématique de la présence des éleveurs transhumants dits “Mbororo” dans les provinces du Nord-Ubangi, Sud-Ubangi, Haut-Uele et Bas-Uele », a déclaré Jacquemain Shabani.

Cette structure aura pour mission principale d’identifier et de recenser les personnes concernées, leurs troupeaux ainsi que leurs différents sites d’installation sur l’ensemble des zones touchées.
« À cet effet, une commission multisectorielle a été mise en place pour identifier et recenser les personnes concernées, leurs bêtes ainsi que leurs sites d’installation », a-t-il expliqué.
Cette démarche, selon lui, vise à disposer de données précises et fiables permettant d’éclairer les décisions publiques dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires et humanitaires complexes dans certaines zones du pays.
À l’issue de ce travail de terrain et de collecte d’informations, les autorités congolaises prévoient l’organisation d’une réflexion nationale à Kinshasa. Cette rencontre devra réunir les acteurs institutionnels concernés afin de définir une politique claire et structurée de gestion des populations en transhumance sur le territoire national.
« Ces travaux prépareront la tenue prochaine, à Kinshasa, d’une réflexion nationale destinée à définir une politique de gestion des populations en transhumance », a ajouté le VPM.
Pour le gouvernement, cette initiative entre dans une logique de prévention des conflits, de régulation des mouvements transfrontaliers et de renforcement de l’autorité de l’État dans les zones concernées.
Le gouvernement entend ainsi encadrer durablement la question de la transhumance, en conciliant les impératifs de sécurité, de cohabitation pacifique et de gestion rationnelle des ressources naturelles dans les provinces affectées.
Lydia Mangala


