Le Ministère des Droits Humains, dirigé par l’entremise de sa ministre de tutelle, Chantal Chambu Mwavita, organise une Table Ronde Nationale sur la Justice Transitionnelle, un espace de dialogue stratégique réunissant acteurs nationaux et internationaux autour des enjeux de vérité, de mémoire, de justice et de réconciliation.
Un engagement fort pour la paix durable
Tenue dans les installations du Pullman Kinshasa Grand Hôtel, cette table ronde de haut niveau s’inscrit dans une volonté affirmée de jeter les bases d’une justice au service de la paix, de la mémoire et de la reconstruction nationale.
Elle réunit des représentants du gouvernement congolais, des partenaires internationaux, des experts en droits humains, des membres de la société civile, des survivants des conflits ainsi que les institutions garantes de l’État de droit.
L’événement est organisé en partenariat avec le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), soulignant le caractère multilatéral de la démarche et la nécessité d’un accompagnement international dans ce processus sensible.
Justice transitionnelle : une voie vers la guérison collective
La justice transitionnelle est une réponse politique et juridique aux séquelles des conflits, violations massives des droits humains et périodes de répression.
Pour la RDC, pays marqué par plusieurs décennies de violence armée et de traumatismes collectifs, cette justice vise à reconnaître les souffrances, rendre la vérité aux victimes, et réparer les injustices.
Une synergie d’acteurs pour un avenir plus juste
Cette table ronde se veut un cadre de concertation inclusif, où chaque voix compte. Elle permet d’examiner les mécanismes existants, de partager des expériences comparées, d’évaluer les attentes des victimes et de réfléchir à un modèle congolais de justice transitionnelle, adapté aux réalités locales.
Plusieurs thématiques seront abordées : la vérité historique, les réparations, la réforme des institutions, la justice pénale, mais aussi le devoir de mémoire et l’importance du dialogue intercommunautaire. Le tout dans une approche orientée vers la cohésion nationale et le développement durable.
Une dynamique tournée vers l’action
La paix ne se construit pas sans justice, et la justice ne se rend pas sans mémoire.
Le Ministère des Droits Humains, avec le soutien du BCNUDH et sous l’impulsion du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, entend poursuivre cette dynamique au-delà de la table ronde.
Des recommandations concrètes seront formulées à l’issue des travaux, pour renforcer les dispositifs nationaux et accélérer la mise en œuvre d’une justice transitionnelle efficace, inclusive et réparatrice.
En lançant cette Table Ronde Nationale sur la Justice Transitionnelle, la RDC affirme son engagement en faveur de la paix, de la justice et du vivre-ensemble, en plaçant les victimes au centre du processus. Une étape essentielle vers une société apaisée, où la mémoire devient un socle pour la réconciliation et non un fardeau pour les générations futures.
Lydia Mangala


