La ministre d’État chargée des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a fait forte impression cette semaine au Congrès américain en prononçant le discours d’ouverture de la 2ᵉ réunion d’information annuelle de l’Institut américain de diplomatie et des droits humains (USIDHR) et en recevant le prestigieux Prestige of Nations Award pour son action en faveur de la paix et de la coopération internationale.
Un discours résolument tourné vers la prévention et la coopération
Invitée à prendre la parole sur le thème « Diplomatie et leadership mondial : renforcer la sécurité et la coopération dans un monde en mutation », la ministre Kayikwamba Wagner a souligné qu’il était urgent d’anticiper les crises sécuritaires plutôt que d’y répondre une fois qu’elles éclatent.
Elle a rappelé que la diplomatie congolaise devait s’appuyer sur des partenariats solides, qu’ils soient régionaux ou multilatéraux, afin de consolider la stabilité dans la région des Grands Lacs et au-delà.
Enfin, elle a insisté sur la nécessité de donner une voix plus forte aux acteurs africains dans les débats internationaux, estimant que le dialogue interculturel était indispensable pour bâtir un ordre mondial plus juste.
Le Prestige of Nations Award, reflet d’un parcours exemplaire

Au terme de la conférence, l’Institut américain de diplomatie et des droits humains a décerné à Thérèse Kayikwamba Wagner son prix « Prestige of Nations », une distinction récompensant ceux dont l’engagement contribue de manière significative au multilatéralisme et à la défense des droits fondamentaux.
Outre son rôle de médiatrice dans plusieurs processus de paix en Afrique centrale, la ministre a été saluée pour avoir tissé des liens de coopération Sud–Sud et pour avoir porté la voix de la RDC au cœur des grands forums internationaux, ce qui a renforcé la crédibilité du pays sur la scène mondiale.
Une diplomatie congolaise en pleine effervescence

Forte de cette reconnaissance, la diplomatie congolaise entend désormais déployer un réseau d’attachés spécialisés dans la prévention des conflits et les droits humains, tout en intensifiant la formation de ses cadres à l’Institut des relations internationales.
Le ministère prévoit également d’élargir ses partenariats avec des organisations telles que l’USIDHR, l’ONU et l’Union africaine, pour assurer une présence constante de la RDC dans les discussions majeures.
Par ces actions, Kinshasa affirme sa volonté de contribuer activement à un monde où la coopération remplace la confrontation et où la sécurité se construit dans la confiance mutuelle.
Lydia Mangala


