PLe Bureau du Sénat de la République démocratique du Congo a tenu à clarifier la portée des propos tenus récemment par le sénateur Modeste Bahati Lukwebo au sujet de la révision de la Constitution.
Dans un communiqué, l’organe dirigeant de la Chambre haute précise que les déclarations du deuxième vice-président du Sénat ont été faites à titre strictement personnel et n’engagent en aucune manière l’institution sénatoriale dans son ensemble.
Cette mise au point intervient à la suite du point de presse tenu par Modeste Bahati Lukwebo le 4 mars dernier, au cours duquel il s’était exprimé contre toute révision de la Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006.
Dans son communiqué, le Bureau du Sénat rappelle les principes de responsabilité et de retenue qui doivent guider les membres des institutions de la République, particulièrement dans le contexte actuel marqué par les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté. Il attire ainsi l’attention des sénateurs sur toute prise de position individuelle susceptible d’entretenir la confusion au sein de l’opinion publique.
Selon le Bureau, les institutions de la République doivent demeurer des espaces de cohésion, de stabilité et de responsabilité politique, et non des cadres d’expressions personnelles pouvant fragiliser l’unité nationale.
Le Bureau du Sénat réaffirme par ailleurs son attachement aux valeurs de paix, d’unité et de souveraineté nationale défendues par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il appelle l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à faire preuve de discipline républicaine et de solidarité nationale, dans un contexte où la stabilité des institutions demeure un enjeu majeur pour le pays.
Dans cette perspective, le Bureau du Sénat réitère son engagement à accompagner toutes les initiatives visant à préserver la stabilité institutionnelle et à renforcer la cohésion nationale en cette période jugée cruciale pour l’avenir de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


