Kinshasa, le 27 novembre 2025 Au cœur de l’hémicycle, un ton grave, des mots qui frappent. Le député national Ron Bimwala a remis Kinshasa au centre du débat politique, non pas comme un cas désespéré, mais comme une promesse trahie par la gouvernance actuelle.
« Kinshasa n’est pas ingouvernable, elle est simplement mal gouvernée. »
Dès l’entame de sa déclaration, l’élu national refuse l’idée d’un fatalisme souvent collé à la capitale congolaise. Pour lui, le problème n’est pas la taille ou la complexité de Kinshasa, mais l’absence de vision efficace et de résultats concrets.
Une capitale à l’arrêt
Le tableau qu’il dresse est sans appel :
• Insécurité croissante : une ville où le citoyen ne se sent plus protégé, où les quartiers populaires vivent au rythme de l’angoisse.
• Insalubrité chronique : déchets non ramassés, caniveaux bouchés, inondations à répétition… autant de plaies visibles dans presque toutes les communes.
• Embouteillages paralysants : des heures coincées sur les grandes artères, un chaos routier qui engloutit la productivité et épuise les habitants.
Ron Bimwala souligne que ces maux, qui nécessitent des réponses urgentes et structurées, n’ont pas trouvé de solutions à la hauteur des attentes.
« Deux ans, et rien pour l’essentiel »

L’élu interpelle la conscience collective et politique :
« Après deux ans, la politique menée à la tête de notre ville n’a pas répondu aux attentes ni aux urgences des Kinois. »
Il ne s’agit pas seulement d’un constat : c’est un verdict politique. Pour Ron Bimwala, le temps des excuses est terminé, celui des responsabilités doit commencer. Il appelle à en tirer toutes les conséquences et à faire preuve de lucidité sur le cap actuel.
Ouvrir une nouvelle voie

Plus qu’une critique, son message est un appel à l’action et à la renaissance urbaine :
« Il est temps d’ouvrir une nouvelle voie. Kinshasa mérite mieux. »
Il plaide pour un nouveau modèle de gouvernance, fondé sur :
• La lucidité stratégique
• La prise en charge des urgences sociales
• Une vision qui met le citoyen avant le décor
Son cri du cœur se conclut par ces mots, porteurs d’un espoir têtu :
« Kinshasa mérite mieux : nous devons avancer. Le Congo marche avec elle, fier et confiant en son avenir. », a-t-il conclu.
Le débat est relancé
Dans la capitale comme à l’Assemblée nationale, la question de l’avenir de Kinshasa n’est plus un murmure. Elle devient un sujet de survie urbaine, mais aussi de confiance politique et de redéfinition des ambitions nationales.
Joséphine Mawete


