Le lundi 7 juillet 2025, la GIZ a réuni au Pullman Hôtel de Kinshasa les acteurs clés de la chaîne de valeur du charbon de bois pour l’atelier de cadrage du projet ChaBoDu, Charbon de Bois Durable.
Financé par l’Allemagne et piloté par le ministère de l’Environnement et du Développement Durable, ce programme vise à réconcilier besoins énergétiques urbains et préservation des écosystèmes forestiers, tout en créant des opportunités pour les communautés locales.
Un projet structurant pour la transition énergétique
ChaBoDu fixe ses premières actions dans le Sud-Kivu et le Maniema, provinces où la coupe anarchique alimente massivement les foyers urbains.
Olaf Handloegten, Directeur Résident de la GIZ en RDC, l’a souligné :
« Le projet Charbon-bois durable soutient les efforts des partenaires congolais en créant les conditions réglementaires et économiques nécessaires à une transformation durable de la production et de l’utilisation du charbon de bois » a-t-il informé.
Ce premier pas formel dans les énergies renouvelables en RDC ouvre la voie à un déploiement progressif d’initiatives similaires sur l’ensemble du territoire.
Partenariat et engagements internationaux
La signature du contrat d’exécution a scellé l’engagement du MEDD, des ministères sectoriels, de la société civile, du secteur privé et de la GIZ. Benjamin Toirembe, Secrétaire Général du MEDD, a insisté sur la cohérence de ChaBoDu avec la seconde lettre d’intention de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI) : réduire de 50 % la part de bois-énergie non durable dans les grands centres urbains d’ici 2031.
Il a également rappelé que le projet contribue aux objectifs de la Contribution Déterminée au niveau National, notamment la diffusion de trois millions de foyers améliorés et la promotion d’alternatives au bois de chauffage.
Une filière charbon responsable au service des communautés
Porté techniquement par le bureau d’étude Niras DFS, ChaBoDu adopte une approche holistique, alliant production durable, dynamisation économique locale et réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Au-delà de la protection de la deuxième plus grande forêt tropicale humide du monde, le projet entend faire du secteur un vecteur d’emplois stables et de revenus pour les populations rurales.
En structurant la filière autour de cadres réglementaires et de mécanismes de financement adaptés, la RDC franchit une étape décisive vers un modèle énergétique plus propre et inclusif.
ChaBoDu pose les fondations d’un avenir où charbon de bois et conservation ne s’opposent plus, mais avancent main dans la main.
Lydia Mangala


