Le mercredi 16 avril 2025, après son atterrissage à Lubumbashi, le vice‑Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a réuni les principaux importateurs de maïs du groupe Umoja, représentés par TSP Logistique, HR et Africa Bull Logistics Sarl, pour identifier et lever les obstacles logistiques, de traçabilité et d’entreposage entravant la distribution de cette denrée de première nécessité dans la province du Haut‑Katanga.
Identifier les freins à la distribution

La réunion a permis de dresser un diagnostic précis : rupture de la chaîne du froid, manque de capacités d’entreposage adaptées et insuffisance de véhicules de transport se combinent pour ralentir la livraison régulière des sacs de maïs.
Face à ces difficultés, il est apparu essentiel d’agir rapidement pour éviter toute pénurie, alors que la demande reste soutenue dans l’ensemble de la zone Sud‑Est.
Une logistique renforcée pour sécuriser l’offre

Pour pallier le manque de moyens, les importateurs ont proposé de mobiliser une centaine de camions, chacun capable de transporter 1 600 sacs de 25 kg, afin d’atteindre une capacité mensuelle de 500 000 sacs.
Par ailleurs, deux entrepôts de 800 m² ont été mis à disposition pour faciliter le stockage et la gestion des flux, garantissant ainsi la qualité des produits jusqu’à leur acheminement vers les marchés locaux.
Ouverture aux importations régionales

Au cours de ses échanges, Muhamed Yusuf, CEO d’Africa Bull Logistics, a indiqué que le gouvernement zambien se montre désormais favorable à l’exportation de maïs vers la RDC, ouvrant ainsi de nouvelles pistes d’approvisionnement.
Cette coopération transfrontalière pourrait renforcer la sécurité alimentaire dans le Haut‑Katanga, tout en diversifiant les origines des cargaisons.
Accent sur la production locale
Si l’urgence commande de fluidifier les importations, le ministre Mukoko Samba a rappelé que la vraie solution réside dans le développement de la production nationale.
Il a encouragé les acteurs économiques à investir dans les filières agricoles locales, soulignant que seules des cultures endogènes fortes pourront répondre de manière durable aux besoins des Congolais.
Vers un marché du maïs plus stable

Le groupe d’importateurs a réaffirmé son engagement à collaborer étroitement avec le ministère de l’Économie pour assurer la stabilité des prix et la disponibilité du maïs.
Cette réunion a ainsi posé les bases d’une feuille de route logistique et commerciale, visant à sécuriser l’approvisionnement provincial tout en préparant l’essor futur de la filière agricole locale.
Lydia Mangala


