En mission officielle au Canada, le ministre délégué près le ministre des Affaires étrangères en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Crispin Mbadu, a poursuivi à Montréal une série d’échanges de haut niveau avec plusieurs membres du gouvernement du Québec, notamment en charge de la Culture, de la Communication et des Relations internationales.
Au cœur de cette séquence diplomatique, le plaidoyer porté par la République Démocratique du Congo en faveur de la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, en vue de repositionner la RDC comme un acteur influent au sein de l’espace francophone.
Dans ce contexte, le Québec apparaît comme un partenaire clé. Reconnu pour son engagement historique en faveur de la langue française et son rôle singulier en Amérique du Nord, il constitue un levier essentiel pour renforcer le rayonnement de la Francophonie à l’échelle internationale.
Les discussions ont permis d’identifier plusieurs axes prioritaires notamment la promotion accrue des contenus francophones dans l’espace numérique mondial, la construction d’une Francophonie économique capable de générer croissance et opportunités, ainsi que la valorisation de la culture comme socle identitaire et levier stratégique de diffusion de la langue française.
À l’issue de ces échanges, Crispin Mbadu a salué la qualité du dialogue engagé.
« Échanges fructueux au Québec respectivement avec les ministres de la Culture, de la Communication et des Relations internationales & Francophonie. Au cœur des discussions : la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire Générale de l’OIF. Un alignement fort sur la découvrabilité, le numérique et l’économie. Le Québec, pilier au caractère distinct, est essentiel au rayonnement de notre espace commun », a-t-il déclaré.

« La Francophonie de demain se construit avec le Québec : plus de contenus francophones dans le numérique ; une Francophonie économique forte ; la culture comme ciment identitaire et levier pour la promotion et la préservation de la langue française en Amérique du Nord. Le rôle du Québec est unique et indispensable », a-t-il souligné.
De son côté, Juliana Amato Lumumba a également salué la qualité des échanges et l’esprit de coopération qui a marqué cette rencontre.
« À l’issue d’échanges constructifs tenus au Québec avec les ministres de la Culture, de la Communication et des Relations internationales, je tiens à saluer la qualité de l’écoute et de la coopération autour des enjeux de la Francophonie », a-t-elle déclaré, mettant en avant les perspectives communes en matière de découvrabilité, de numérique et de développement de l’économie culturelle francophone.

« Le Québec, par son rôle singulier et son engagement constant, demeure un acteur essentiel dans la construction d’une Francophonie forte, moderne et inclusive », a-t-elle affirmé.
La RDC et le Québec réaffirment ainsi leur volonté de bâtir une Francophonie plus influente, connectée aux réalités contemporaines et tournée vers l’action, une ambition partagée, portée par des enjeux culturels, économiques et numériques, qui redéfinissent progressivement les contours de l’espace francophone au XXIᵉ siècle.
Lydia Mangala


