Une alerte sanitaire majeure secoue la province du Kongo Central. La prison centrale de Mbanza-Ngungu est frappée par une épidémie de choléra qui suscite une vive inquiétude, tant par sa rapidité de propagation que par son lourd bilan humain.
Selon les informations communiquées par le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, l’épidémie confirmée depuis le 27 mars 2026 a déjà causé la mort de 11 détenus, tandis que 74 cas ont été recensés parmi une population carcérale estimée à environ 800 personnes.
Face à cette situation critique, le gouvernement a décidé de prendre des mesures exceptionnelles pour tenter d’endiguer la propagation de la maladie. Parmi les premières décisions fortes figure la suspension temporaire des nouvelles admissions dans cet établissement pénitentiaire, une mesure jugée nécessaire pour limiter les risques de contamination.
Dans un souci de réponse rapide, une coordination immédiate a été engagée entre le ministère de la Justice et celui de la Santé publique. Cette collaboration a permis la mise en place d’un centre de traitement du choléra directement au sein de la prison, avec le déploiement de lits supplémentaires pour accueillir les malades.
Les cas les plus graves sont transférés vers des structures sanitaires spécialisées, tandis que les équipes médicales présentes sur place assurent une prise en charge continue. En parallèle, des campagnes de vaccination et de sensibilisation sont menées afin de freiner la progression de l’épidémie et protéger à la fois les détenus et le personnel pénitentiaire.
Au-delà de la réponse médicale, les autorités ont également engagé des opérations d’assainissement d’envergure. Des actions de désinfection des installations, ainsi que le contrôle rigoureux de la qualité de l’eau, sont en cours pour éliminer les sources potentielles de contamination, dans un environnement carcéral souvent exposé à des conditions sanitaires précaires.
Le gouvernement congolais entend réaffirmer son engagement à garantir la santé et la dignité des personnes privées de liberté, tout en apportant un soutien accru aux agents pénitentiaires confrontés à cette crise.
Cette situation met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des milieux carcéraux face aux épidémies et pose la question du renforcement durable des dispositifs de prévention sanitaire dans les prisons de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


