À l’occasion de la première réunion du Comité des Chefs d’État chargés de piloter la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) par zone géographique, le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku, a porté le message de Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République.
Cette réunion inaugurale, présidée par William Ruto, Président du Kenya, a rassemblé dix chefs d’État et leurs représentants, dont ceux de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Botswana, du Burundi, de la Côte d’Ivoire, de l’Éthiopie, du Ghana, de l’île Maurice et de la RDC. L’objectif est d’assurer la direction politique, l’orientation stratégique et la supervision des négociations pour une mise en œuvre effective de la ZLECAF.
Lors de son intervention, Julien Paluku a présenté les trois axes majeurs de la RDC pour accélérer ce projet continental entre autres :

– Renforcer l’engagement ministériel : intégrer la ZLECAF comme une priorité dans les agendas gouvernementaux afin de garantir un suivi permanent et efficace ;
– Adopter une approche transversale et inclusive : coordonner l’action d’une dizaine de ministères clés (Commerce, Finances, Plan, Agriculture, Énergie, Industrie…) pour une mise en œuvre cohérente à l’échelle nationale ;
– Pragmatisme économique face aux défis fiscaux : rassurer sur l’impact éventuel de la baisse des revenus douaniers à court terme, en privilégiant les gains structurels à moyen et long terme, en s’inspirant d’exemples comme l’Union Européenne et le MERCOSUR.

Julien Paluku a insisté sur l’importance de ce mécanisme pour la transformation économique de l’Afrique.
« L’Afrique ne doit plus attendre, elle doit avancer. La RDC reste pleinement engagée à soutenir tous les efforts visant à accélérer le déploiement de la ZLECAF », a-t-il déclaré.
Cette rencontre ramène vers la concrétisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, notamment la création d’un marché unique africain et le renforcement du commerce intra-africain. Pour la RDC, il s’agit d’un levier pour stimuler les investissements, créer des emplois et renforcer l’intégration économique régionale.
Lydia Mangala


