Elles étaient 724 à rêver de cette scène. 724 voix, 724 histoires, 724 ambitions venues des quatre coins de la RDC. Aujourd’hui, elles ne sont plus que 16. Seize jeunes femmes d’exception, retenues pour le prime du concours national Éloquence au féminin, placé sous le haut patronage de la première Dame de la République, Devise Nyakeru Tshisekedi. Ces 16 candidates sont prêtes à faire entendre leur voix et à marquer les esprits.
Depuis plusieurs jours, ces finalistes vivent une expérience unique au Cercle 360. Entre formations intensives, moments de partage et rencontres inspirantes, le manoir, au-delà d’être un simple lieu de préparation, est devenu un véritable creuset d’apprentissage, de transformation et de révélation de soi.
Parmi elles, Allégra Lamiel, Joviale Monga, Yasmine Mipukusu, Harlène Cibuaya, Sharon Sikujuwa, Elvie Françoise Basosila, Henriette Mbula, Ingrid Wimba, Délices Kanda, Mamie Séphora Masele, Millegradie Lenge, Daniella Tamasha, Keren Kangudia, Victoria Ekoko Milambo, Fanny Bahindwa et Cécile Musuamba portent chacune une voix, une vision et une histoire.
Un manoir, mille transformations
Au fil des jours, les candidates ont bénéficié de l’encadrement de coachs de renom, notamment l’initiateur du programme Rody Zola et l’expert en communication Rigaud Gomba, qui affinent leur prise de parole, leur posture et leur confiance.
Elles ont également reçu des personnalités inspirantes telles que Gloria Dalo Okani, Christina Tshisekedi, Hélène Gakuru, ainsi que Mamitsho Pontshi, venues leur partager leurs parcours dans et encourager les jeunes femmes à briser le plafond de verre.
Dans cet environnement stimulant, chaque échange devient une leçon, chaque rencontre une étincelle. Les ambitions se redessinent, les rêves prennent forme, et les voix s’affirment peu à peu.
Des voix qui s’affirment
Face au micro de Zolanews, les candidates ont livré des témoignages forts, entre émotions, apprentissages et dépassement de soi.
Venue de la Tshopo, Ingrid Wimba évoque une expérience marquante, faite de croissance personnelle, de découvertes et de défis intérieurs.
« Cette résidence sera l’un des souvenirs les plus résistants de toute ma vie. Je grandis chaque jour, en esprit et en créativité. Être entourée de femmes aussi talentueuses me pousse à me dépasser même si parfois, le doute s’installe », a-t-elle confié.

Du Haut-Katanga, Joviale Monga décrit une aventure à la fois fraternelle et exigeante, où la sororité se mêle au challenge.
« On vit une vraie sororité ici. Mais c’est aussi intimidant, parce que chaque fille est forte à sa manière. Ça fait peur… mais ça donne surtout envie de se challenger », a-t-elle déclaré.

Pour Sharon Sikujuwa, du Lualaba, l’expérience dépasse largement le cadre d’une compétition.
« Éloquence au féminin, ce n’est pas qu’un concours. C’est un espace pour porter des voix qui vont transformer le pays. Voir des femmes réussir nous rappelle que tout devient possible », a-t-elle affirmé.

Représentante du Kasaï Oriental, Keren Kangudia met en avant la richesse des rencontres et la profondeur des enseignements reçus.
« Chaque rencontre nous enrichit. On dit qu’on est la somme des personnes qu’on rencontre ici, je suis entourée d’excellence. Et j’apprends à parler non pas aux oreilles, mais aux âmes », a-t-elle expliqué.

À Kinshasa, Allégra Lamiel retient surtout une leçon de courage et de persévérance, dans un environnement qui pousse à se révéler.
« N’abandonnez pas tant que vous n’avez pas essayé. Ici, on comprend qu’on est capables de bien plus que ce qu’on pensait. On arrive timides… et on repart grandies », a-t-elle déclaré.

Depuis le Sud-Kivu, Fanny Bahindwa porte une parole engagée, tournée vers la représentation et la justice.
« Je veux être la voix de celles qui ne peuvent pas parler. Les femmes de ma région ont des choses à dire. Et un jour, je dirigerai ce pays pour que justice soit faite », s’est-elle engagée avec détermination.

Au-delà des mots, les candidates ont été profondément marquées par les interventions des femmes venues à leur rencontre. À travers leurs parcours, elles ont compris que les limites sont souvent faites pour être dépassées.
Les échanges autour du leadership, de la persévérance et de la place des femmes dans des secteurs encore peu accessibles ont nourri une nouvelle dynamique : celle d’oser, de s’affirmer et de tracer son propre chemin.
Une finale très attendue
Le grand prime qui départagera ces 16 finalistes est prévu le 6 avril prochain. Une date désormais gravée dans les esprits, à l’approche d’un moment décisif.
Mais déjà, la certitude est qu’au-delà de la couronne, ces jeunes femmes repartent toutes gagnantes. Gagnantes en expérience, en confiance et en vision.
Plus que quelques jours avant de découvrir celle qui remportera cette édition d’Éloquence au féminin. Alors, qui décrochera le titre et fera vibrer le jury par la puissance de sa voix ?
Le verdict est attendu le 6 avril prochain.
Lydia Mangala


