À l’occasion du lancement du tout premier Congrès d’études congolaises à Université officielle de Mbuji-Mayi, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Innovations (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo, a ouvert le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle axée sur la protection du savoir et de la liberté académique.
Pour la ministre, la Constitution actuelle ne reflète plus suffisamment les ambitions du Congo de demain. Loin de toute posture politicienne, elle appelle à une réflexion de fond sur comment adapter le cadre juridique pour qu’il serve réellement le développement du pays.
Dans son plaidoyer ramène à comprendre qu’il devient nécessaire d’inscrire dans la Constitution des garanties solides en faveur de la recherche scientifique, de la mobilité académique et d’une autonomie financière durable des universités.
« La République doit investir dans la science pour assurer sa sécurité et son progrès », a-t-elle martelé.

Profitant de cette tribune, Marie-Thérèse Sombo a également plaidé pour une rupture avec les approches traditionnelles. Elle prône une gouvernance des savoirs directement connectée aux besoins stratégiques de la RDC, notamment dans les secteurs de l’agriculture, du numérique, de la santé et des ressources minières.
« La recherche pour la recherche a vécu. La recherche pour transformer le pays commence maintenant », se résume son message.
Cette vision impulsée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, vise à moderniser les infrastructures, numériser l’enseignement supérieur et renforcer la coopération scientifique internationale.

Organisé du 26 au 29 mai 2026 autour du thème « Demain le Congo du troisième millénaire : conscience historique, gouvernance des savoirs et devenir national », ce premier Congrès d’études congolaises se veut un véritable laboratoire d’idées. La ministre a d’ailleurs invité la communauté scientifique à transformer ces échanges en recommandations concrètes, capables d’accompagner la transformation structurelle du pays.
En saluant la qualité des nouvelles infrastructures de l’Université officielle de Mbuji-Mayi, Marie-Thérèse Sombo a rappelé que l’université doit redevenir, plus que jamais, le socle sur lequel repose l’avenir de la nation.
Joëlle Luniongo


