Sous le haut patronage de la Première ministre, la session extraordinaire du 37ᵉ Conseil national du travail (CNT) s’est ouverte ce jeudi 29 janvier 2026 à Kinshasa.
Organisés par le ministère de l’Emploi et Travail, dirigé par Ferdinand Massamba wa Massamba, ces travaux rassemblent le Gouvernement, les employeurs et les syndicats autour des grandes réformes du secteur du travail, avec en ligne de mire l’application prochaine d’un nouveau Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) en République démocratique du Congo.
Cette rencontre se tient dans un contexte économique et social marqué par la nécessité de renforcer le dialogue social, d’adapter la législation du travail aux réalités actuelles et de garantir un équilibre durable entre la protection des travailleurs et la compétitivité des entreprises.
Un cadre de dialogue social pour des réformes structurantes
La session extraordinaire du CNT constitue un espace stratégique d’échanges entre les partenaires sociaux. Elle vise à favoriser la concertation autour des politiques publiques relatives au travail et à l’emploi, tout en recherchant des consensus solides sur des questions sensibles qui impactent directement la vie des travailleurs et le fonctionnement des entreprises.
Au cœur des discussions figure l’application du nouveau SMIG, considérée comme une réforme majeure pour l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs. Les débats portent également sur sa contextualisation, notamment dans les secteurs agricole et forestier, dont les spécificités économiques et sociales nécessitent une approche différenciée et adaptée.
L’appel du ministre de l’Emploi à une responsabilité collective

Dans son mot de bienvenue, le ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, a souligné l’importance de ces assises, insistant sur la responsabilité collective des parties prenantes.
Il a invité les représentants du Gouvernement, des employeurs et des syndicats à faire preuve de maturité et de sens de l’intérêt général afin d’aboutir à des décisions équilibrées, susceptibles de renforcer la stabilité sociale tout en soutenant la croissance économique.
Le ministre a rappelé que les réformes envisagées doivent s’inscrire dans une dynamique de justice sociale, de création d’emplois décents et de modernisation du cadre réglementaire du travail en RDC.
Employeurs et syndicats face à un moment décisif
Du côté des partenaires sociaux, notamment la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et le banc syndical, cette session extraordinaire est perçue comme opportune.
Les représentants des employeurs et des travailleurs reconnaissent que ces travaux interviennent à un moment charnière pour l’économie nationale et le climat social, marqué par des attentes fortes en matière d’amélioration des conditions de travail et de préservation de la compétitivité des entreprises.
Représentant personnel de la Première ministre empêchée, le Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a procédé au lancement officiel des travaux du CNT.

Dans son allocution, il a exhorté les participants à des échanges francs, responsables et constructifs, en vue de dégager des solutions équitables et durables.
Les travaux de cette session extraordinaire se poursuivront concrètement à partir de lundi prochain, avec l’ambition de poser les bases d’un nouveau cadre social plus inclusif et mieux adapté aux réalités du monde du travail en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


