La question du logement continue de mettre à rude épreuve les Kinois. Dans une lettre ouverte adressée au Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, l’influenceuse Benitha Kamba a dénoncé les pratiques abusives dans le secteur immobilier, en particulier en matière de location et de fixation des loyers. Elle appelle à une régulation urgente pour protéger les locataires.
Des exigences financières jugées excessives
Selon Benitha Kamba, les locataires font face à des conditions de location particulièrement contraignantes.
« Aujourd’hui, pour une maison dont le loyer est fixé à 500 dollars, il est exigé aux locataires jusqu’à six mois de loyer, voire plus, en guise de garantie », explique-t-elle.
Pour beaucoup, cette pratique est difficilement soutenable, surtout lorsque les revenus moyens de la population ne permettent pas de répondre à de telles demandes.
Avec de telles exigences, s’interroge Benitha Kamba, comment un Kinois moyen pourrait-il espérer se loger dignement sans s’endetter ou renoncer à ses besoins essentiels?
Pour beaucoup, cette pratique est difficilement soutenable, surtout lorsque les revenus moyens de la population ne permettent pas de répondre à de telles demandes.
« Être locataire à Kinshasa est devenu un véritable parcours de souffrance », a-t-elle alerté, soulignant la difficulté pour de nombreux citoyens à trouver un logement sans subir des abus.
Ce constat expose un déséquilibre profond entre bailleurs et locataires, renforcé par l’absence de mécanismes de contrôle ou de protection des citoyens.
Un appel à l’action du Ministère
Face à cette situation, Benitha Kamba interpelle directement le ministère concerné. Elle appelle à une régulation stricte du marché immobilier, afin d’encadrer les pratiques abusives et garantir un accès équitable au logement.
« Nous espérons que le Ministère prendra les mesures nécessaires pour protéger les locataires et instaurer des règles claires sur la fixation des loyers et les garanties exigées », insiste-t-elle.
Le secteur immobilier à Kinshasa reste, selon elle, un domaine sensible, où l’absence de supervision favorise les abus et accroît le sentiment d’abandon chez les citoyens.
La régulation pourrait non seulement protéger les locataires, mais aussi créer un environnement plus juste et équilibré pour l’ensemble des acteurs du marché immobilier.
Lydia Mangala


