Pour son entrée en lice dans sa Coupe du Monde, la sélection américaine n’a pas tremblé. Devant son public, la Team USA s’est imposée avec autorité face au Paraguay (4-1), vendredi, lançant idéalement sa campagne mondiale. Une victoire marquée par la prestation éclatante de Folarin Balogun, auteur d’un doublé et grand artisan du succès des hommes de Mauricio Pochettino.
Dans une ambiance électrique, les Américains ont rapidement pris le contrôle de la rencontre. Alignés dans un 4-2-3-1 résolument offensif, ils ont imposé un rythme soutenu à une équipe paraguayenne rapidement dépassée par l’intensité du jeu et l’enthousiasme du public.
Les intentions américaines se sont manifestées dès les premières minutes. Très en vue, Folarin Balogun s’est procuré une première occasion dès la 3e minute avant que la pression exercée par les locaux ne fasse craquer la défense paraguayenne. Le milieu de terrain Damian Bobadilla a malheureusement ouvert le score contre son camp en trompant son propre gardien (1-0, 7e).
Ce premier but a libéré les Américains et permis à Balogun de prendre davantage de place dans la rencontre. L’attaquant de l’AS Monaco a d’abord cru inscrire son premier but du tournoi à la 28e minute, avant que celui-ci ne soit annulé pour une position de hors-jeu.
Loin de se décourager, l’avant-centre américain a trouvé la récompense de ses efforts trois minutes plus tard. Parfaitement servi par Christian Pulisic, il a pris de vitesse la défense paraguayenne avant de conclure avec sang-froid du pied droit (2-0, 31e).
Juste avant la pause, Balogun a signé un doublé de grande classe. À l’issue d’une action collective bien construite, il a décoché une puissante frappe du pied gauche qui a terminé sa course dans la lucarne adverse (3-0, 45e+5), permettant aux États-Unis de rejoindre les vestiaires avec une avance confortable.
Avec trois buts d’avance, les Américains ont ensuite géré leur avantage en seconde période. Malgré leur domination, les Paraguayens ont tenté de réagir. Les changements opérés par Gustavo Alfaro ont porté leurs fruits lorsque Mauricio a réduit l’écart d’une frappe précise à la 73e minute (3-1).
Ce but a brièvement relancé les débats, mais les États-Unis sont restés maîtres de leur sujet. Dans une fin de rencontre plus tendue, les Paraguayens ont multiplié les fautes, écopant de plusieurs avertissements.
Entré en jeu dans le dernier quart d’heure, Giovanni Reyna a définitivement mis fin au suspense dans le temps additionnel. D’un geste plein de finesse, il a battu le gardien paraguayen de l’extérieur du pied droit pour porter le score à 4-1 (90e+8).
Grâce à cette victoire convaincante, les États-Unis prennent provisoirement la tête du groupe D et lancent parfaitement leur Coupe du Monde. La Team USA tentera de confirmer cette belle dynamique lors de son prochain match face à l’Australie, le 19 juin, avant de conclure la phase de groupes contre la Turquie le 26 juin.
Josaphat Mayi


