À la suite de nombreuses informations diffusées le week-end dernier au sujet d’un prétendu contrôle spécifique des motards à Kinshasa, le gouvernement provincial a tenu à rétablir la vérité. Dans un communiqué officiel publié ce lundi 16 février 2026, le ministre provincial en charge des Transports et de la Mobilité urbaine, Jésus‑Noel Sheke wa Domene, a apporté des précisions importantes destinées à calmer les inquiétudes dans l’opinion kinoise.
L’autorité provinciale affirme clairement qu’aucune opération routière ne vise exclusivement les motocyclistes sur l’ensemble du territoire de la capitale. Selon le communiqué, les seules interventions actuellement menées relèvent de la mission mixte permanente de régulation routière initiée sous l’impulsion du gouverneur de la ville de Kinshasa. Cette démarche, rappelle le ministère, poursuit un objectif global : restaurer l’ordre sur la voie publique, renforcer la discipline des usagers et réaffirmer l’autorité de l’État.
Dans cet esprit, les contrôles concernent indistinctement tous les usagers de la route. Les motocyclistes ne constituent donc pas une cible particulière, contrairement à certaines rumeurs largement relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux et dans les discussions publiques.
Pour dissiper toute confusion et apaiser les tensions observées sur le terrain, le gouvernement provincial a toutefois décidé de suspendre immédiatement toutes les opérations spécifiques qui étaient menées uniquement à l’endroit des motocyclistes. Sont notamment concernées les démarches d’identification, de pose d’autocollants, de numérotation ainsi que les contrôles sectoriels isolés. Cette mesure de suspension s’applique dans les vingt-quatre communes de la ville de Kinshasa.
À travers cette décision, les autorités provinciales veulent informer que les motards en règle sont invités à poursuivre librement leurs activités professionnelles, pourvu qu’ils respectent scrupuleusement les lois et règlements en matière de circulation routière. Le gouvernement insiste néanmoins sur le fait que la régulation du trafic routier se poursuivra sans faiblesse, mais dans un esprit d’équité et sans discrimination.
L’exécutif provincial cherche visiblement à rassurer une catégorie socioprofessionnelle très active dans la mobilité urbaine kinoise. Cette mise au point intervient dans un contexte où la question de l’encadrement des motocyclistes reste sensible, tant pour les autorités que pour les usagers de la route.
Lydia Mangala


