Le vice-Premier Ministre et Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a reçu, le mardi 15 juillet 2025, une délégation d’investisseurs chinois, organisée par la Fondation Lumumba Ville.
Cette rencontre avait pour but de présenter et discuter des projets d’infrastructures et d’investissements destinés à transformer Lumumba-Ville et la province du Sankuru en véritables pôles de croissance.
Vers un nouveau statut économique pour le Sankuru
Dans son cabinet, Daniel Mukoko Samba a insisté sur la nécessité de faire du Sankuru le grenier du pays et non un trou noir.
Il a souligné que la relance de l’économie régionale passe par un partenariat étroit entre l’État et les entreprises privées, notamment étrangères, afin de porter des projets structurants et créer de la valeur ajoutée sur place.
Des projets d’infrastructures ambitieux pour Lumumba-Ville

À la tête de la délégation, Jean Tele Udimba a détaillé la feuille de route des investisseurs :
– La construction de 1 395 km de routes pour désenclaver la province ;
– La réhabilitation des ports fluviaux, garants de la liaison avec le reste du pays ;
– La restauration de plusieurs ponts, vestiges de l’époque coloniale, indispensables à la fluidité des échanges.
Ces travaux doivent permettre à Lumumba-Ville de devenir un carrefour logistique capable d’accueillir et de redistribuer les produits agricoles et industriels.
Investissements concrets et secteurs porteurs

Mme Yang Yang, entrepreneure et membre de la délégation, a insisté sur la richesse des opportunités en RDC. Elle a annoncé des projets concrets dans trois secteurs clés :
– Agriculture, pour moderniser les exploitations locales et développer des filières d’exportation ;
– Énergie photovoltaïque, afin de fournir une électricité stable aux zones rurales et appuyer l’industrialisation ;
– Immobilier, pour répondre aux besoins de logements et de zones d’activités économiques à Lumumba-Ville.
Convaincue du succès de ces initiatives, elle a plaidé pour un accompagnement rapproché du gouvernement congolais.
Ces échanges marquent le début d’une phase de préparation opérationnelle : études de faisabilité, montage financier et partenariats locaux.
Ils témoignent de la volonté de la RDC d’attirer des capitaux étrangers pour stimuler son développement territorial et affirmer la place stratégique du Sankuru dans l’économie nationale.
Lydia Mangala


