Le projet d’électrification du territoire de Muanda, dans la province du Kongo Central, a été au centre d’une réunion stratégique présidée par la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, le mercredi 27 mai à Kinshasa. Une rencontre décisive qui a permis de clarifier les responsabilités des différents acteurs impliqués et de relancer un dossier jugé prioritaire pour les populations locales.
Autour de la table, les députés nationaux élus de Muanda, les représentants de l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER), ainsi que les responsables de la société pétrolière PERENCO ont pris part à cette séance de travail centrée sur un point unique : la coordination technique et opérationnelle du projet.
Dans son intervention, Acacia Bandubola a insisté sur l’urgence de concrétiser cette initiative structurante, rappelant son importance stratégique pour le développement socio-économique de Muanda. Elle a souligné que l’accès à l’électricité constitue un levier essentiel pour améliorer les conditions de vie, soutenir les activités productives et renforcer la stabilité locale.
« Les populations de Muanda attendent depuis longtemps une amélioration concrète de la desserte énergétique. Ce dossier ne peut plus souffrir de retard », a-t-elle laissé entendre au cours des échanges, réaffirmant la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre du projet.

Les discussions techniques ont permis de lever plusieurs zones d’ombre, notamment sur la répartition des responsabilités entre les partenaires impliqués. Contrairement à certaines perceptions initiales, les échanges ont mis en évidence que les principales difficultés sont liées aux contraintes opérationnelles et financières rencontrées par ANSER dans la phase d’exécution.
Le projet repose notamment sur la remise en service de deux groupes thermiques essentiels, chacun disposant d’une capacité de 2,5 mégawatts. Ces équipements, considérés comme stratégiques, doivent permettre de stabiliser durablement l’alimentation électrique du territoire et d’améliorer significativement la desserte.

Toutefois, leur remplacement nécessite un investissement estimé à environ six millions de dollars américains, un montant que l’ANSER n’est pas encore en mesure de mobiliser dans l’immédiat. Cette situation constitue un frein majeur à l’avancement du projet, malgré les attentes pressantes de la population.
En parallèle, le gouvernement de la République a déjà débloqué une enveloppe de dix millions de dollars américains pour soutenir les opérations d’électrification de Muanda, témoignant de l’engagement des autorités en faveur de ce projet structurant.
Le gouvernement entende désormais accélérer la coordination entre les différents partenaires afin de transformer rapidement les engagements en résultats concrets sur le terrain, dans une logique de réponse aux besoins énergétiques des populations du Kongo Central.
Lydia Mangala


