À quelques heures de la finale des barrages intercontinentaux face à la Jamaïque (15h00 heure locale, 22h00 à Kinshasa), le leader de l’attaque de la République démocratique du Congo, Cédric Bakambu, s’est confié à la presse. Présent en zone mixte, « Bakagoal » affiche sa confiance à l’approche du match d’une vie.
C’est le rendez-vous que tout un peuple attend depuis 1974. Cinquante-deux ans après l’épopée des Léopards au Zaïre, la RDC n’a jamais été aussi proche de retrouver la scène mondiale. Ce mardi 31 mars, sur la pelouse de Guadalajara, il ne s’agira pas seulement de football, mais d’un destin national à sceller face aux Reggae Boyz de la Jamaïque.
Présent en zone mixte avant l’ultime séance d’entraînement, Cédric Bakambu a tenu à rassurer l’opinion. Deuxième meilleur buteur de l’histoire de la sélection, dont l’expérience sera cruciale dans ce type de confrontation à élimination directe, il estime que le groupe est prêt pour le combat.
« Nous nous sommes très bien préparés pour le match face à la Jamaïque. Nous savons ce que nous avons à faire et j’ai pleinement confiance en mes partenaires », a-t-il déclaré avec le calme des grands rendez-vous.
Pour l’attaquant congolais, la clé du succès résidera dans l’équilibre.
« Je pense que nous avons les armes nécessaires pour relever ce défi. Nous allons nous appuyer sur nos forces, notamment une solide organisation défensive, tout en étant efficaces en attaque », a-t-il poursuivi.
Au-delà de l’aspect tactique, c’est toute une nation qui pousse derrière les Léopards. Conscient de l’impact qu’une qualification aurait sur le moral du pays, Bakambu a rappelé que le football reste un puissant facteur de cohésion nationale.
« Le football en République démocratique du Congo est une véritable passion, un facteur de cohésion nationale. Nous avons donc à cœur de remporter cette victoire afin d’apporter de la joie à toute la nation », a-t-il ajouté.
À Guadalajara, le vainqueur de ce duel décisif validera son ticket pour le plus prestigieux des tournois. En cas de succès historique, la RDC rejoindra le groupe K du Mondial 2026, aux côtés du Portugal, de l’Ouzbékistan et de la Colombie.
Mais avant de rêver à la Coupe du monde, il reste 90 minutes, voire plus, pour briser plus d’un demi-siècle de frustration. Les Léopards savent ce qu’il leur reste à faire : jouer chaque action avec la détermination de ceux qui refusent désormais de regarder la compétition à la télévision.
Josaphat Mayi


