En course pour les élections du Conseil National de la Jeunesse, Prisca Manyala se présente comme une candidate ayant l’expérience dans le milieu des jeunes et capable des solutions adéquates pour les maux qui rongent ce secteur, pourtant socle important pour bâtir l’avenir de la République démocratique du Congo.
Candidate au Poste de Présidente, Prisca Manyala a confié sa vision à notre rédaction pour laquelle ces scrutins tant attendu qui se tiendront à parti de ce 29 août au 31 août 2025, au village Venus de la Nsele.

- Rédaction : Quelle est votre vision globale pour le Conseil National de la Jeunesse et en quoi se distingue-t-elle des autres candidats ?
Prisca Manyala : Ma vision est de transformer le Conseil National de la Jeunesse en une institution réformée, efficace et représentative, qui reflète la diversité et la force de la jeunesse congolaise. Contrairement à une approche purement symbolique, je propose un CNJ accessible, transparent et participatif, où chaque jeune, qu’il soit étudiant, entrepreneur, sportif, artiste ou travailleur, trouve sa place et contribue à la construction de notre avenir commun.
Ce qui me distingue, c’est la volonté d’ancrer le CNJ dans une dynamique d’action et de résultats, avec des mécanismes concrets de suivi, d’évaluation et d’inclusion.

- Rédaction : Quelles sont les 3 priorités que vous mettrez en place dès votre prise de fonction ?
Prisca Manyala : 1. Réforme et efficacité institutionnelle : réorganisation du CNJ pour améliorer sa gouvernance, instaurer la transparence et renforcer son ancrage territorial.
2. Renforcement des capacités & encadrement : lancement immédiat de programmes de formation, mentorat et accompagnement pour doter la jeunesse des compétences pratiques répondant aux défis actuels.
3. Emploi et entrepreneuriat : création d’un cadre de collaboration avec l’État, le secteur privé et les partenaires techniques afin de multiplier les opportunités économiques et les initiatives locales, avec une attention particulière à l’économie verte et aux projets innovants.

- Rédaction : Comment comptez-vous impliquer les jeunes filles et jeunes femmes dans la gouvernance et les initiatives du Conseil ?
Prisca Manyala : La participation des jeunes filles et jeunes femmes sera une priorité transversale de notre action. Nous instaurerons des mécanismes de représentativité équitable au sein du CNJ et lancerons des programmes spécifiques de mentorat et de leadership féminin.
Au-delà de la présence, il s’agira de leur garantir un rôle actif dans la prise de décision, tout en intégrant leurs préoccupations dans les axes stratégiques : emploi, entrepreneuriat, environnement, paix et cohésion. Ainsi, la gouvernance du CNJ deviendra un espace réellement inclusif et porteur d’égalité.
- Rédaction : Quels partenariats stratégiques envisagez-vous pour renforcer le rôle de la jeunesse dans la société ?
Prisca Manyala : Nous développerons des partenariats dans trois directions principales : Avec l’État et les institutions publiques, pour inscrire la jeunesse dans les politiques nationales de développement et de citoyenneté. Avec le secteur privé et les entrepreneurs, afin de créer des opportunités d’emploi, de soutenir l’innovation et de promouvoir l’économie verte. Avec les organisations internationales, la société civile et les universités, pour renforcer les capacités, favoriser les échanges et intégrer la jeunesse congolaise dans les dynamiques régionales et mondiales.
Ces partenariats viseront à faire du CNJ un acteur incontournable du développement national.

- Rédaction : Comment comptez-vous gérer les divergences ou les conflits au sein du Conseil ?
Prisca Manyala : La jeunesse est diverse et cette diversité doit être une richesse. En cas de divergences, je privilégierai : Le dialogue constructif comme méthode première, en instaurant des cadres réguliers d’échanges. La gouvernance responsable et participative, où chaque voix est écoutée et respectée. La recherche du consensus et la médiation, pour que les conflits ne deviennent jamais des blocages.
Mon objectif est de faire du CNJ un espace de cohésion, de paix et d’intégration nationale, où les jeunes apprennent à résoudre leurs différends dans le respect de l’intérêt collectif.
Joséphine Mawete


