Kinshasa, 1er janvier 2026. La fête du Nouvel An a été célébrée jeudi avec la chanson “Bamasta Bonané” de l’illustre guitariste Franco Luambo Makiadi, qui vise à transmettre des vœux chaleureux pour la nouvelle année et à partager la joie, selon un analyste culturel.
« Dans ce morceau, le Grand Maître Franco aborde le thème du Nouvel An avec une légèreté humoristique, rappelant son côté espiègle. Il adresse ses vœux à ses amis (bamasta) et à leurs familles, tout en implorant l’aide divine pour secourir les plus démunis (Nzambé asunga binobobatéla bayuma) », a expliqué Audifax Bemba, analyste culturel basé à Brazzaville.
« Luambo ne manque pas de faire allusion à leurs méfaits notables, notamment le vol de moutons et de poules errants dans les quartiers (taba mopaya éléka té, soso ya moninga éléka té) », a-t-il ajouté.

Selon lui, “Bamasta Bonané” est une œuvre de nature comique.
« Le titre dérive phonétiquement de l’anglais “mister”, et la chanson a vu la participation de plusieurs artistes, dont Sam Mangwana (première voix), Luambo Franco (deuxième voix), Lola Djangis, Isaac Musékiwa, Pedro Isaac, Francis Bitsoumanou, Céli Bitshou, Jean-Félix Mpouéla et Dupool : tumbas », a rappelé l’expert musical.
Franco Luambo Makiadi, décédé à Namur, en Belgique, le 12 octobre 1989 à l’âge de 51 ans, fait partie de ces musiciens dont l’héritage musical transcende les générations. Observateur de la société, il a marqué son époque grâce à des chansons anthropologiques abordant des thèmes à la fois provocateurs et moralisateurs.
Joëlle Luniongo


