Le Fonds National de Réparation des Victimes (FONAREV) était représenté, le mercredi 23 avril dernier à Paris, par son directeur général adjoint chargé de l’administration, Kevin Ngunga Makiedi, lors d’une rencontre organisée par le ministère de la jeunesse et éveil patriotique avec la jeunesse congolaise de la diaspora.
Un échange axé sur la solidarité envers l’Est de la RDC
Lors de cet échange, la question de la solidarité envers les populations de l’Est de la République démocratique du Congo a occupé une place centrale.
Confrontées depuis plusieurs années à des violences armées et à des déplacements massifs, ces communautés constituent l’une des priorités du FONAREV, qui a fait de la réparation et de l’accompagnement des victimes sa raison d’être.
Le rôle et le fonctionnement du FONAREV
Dans son intervention, Kevin Ngunga a détaillé la mission et les mécanismes de l’institution :
– Recenser et documenter les violations des droits humains ;
– Proposer des programmes de réparation matérielle et symbolique ;
– Coordonner avec les autorités provinciales et les organisations de terrain pour la mise en œuvre des actions de soutien.
Le DGA a insisté sur le caractère national de la structure :
« Cette question dépasse la seule région orientale. Le FONAREV a documenté des incidents dans toutes les provinces de la RDC », a-t-il rappelé, soulignant que les victimes du Kasaï, du Tanganyika ou du Maniema méritent autant d’attention et d’assistance que celles de l’Est.
GENOCOST : rappeler pour prévenir
Autre temps fort de la rencontre : la sensibilisation autour du GENOCOST, acronyme désignant le génocide congolais perpétré pour des gains économiques.
Le DGA Ngunga a évoqué la nécessité d’une mémoire partagée :
« La connaissance de cette tragédie est une responsabilité collective ; elle nous oblige à œuvrer pour la cohésion nationale et à prévenir toute récidive .»
Vers un engagement renforcé
La rencontre avec la diaspora a permis de recueillir les attentes et suggestions des jeunes Congolais établis en Europe, désireux de contribuer au redressement de leur pays.
Parmi les pistes évoquées : la mobilisation de compétences pour appuyer les programmes de réparation, la promotion d’initiatives de développement local et le plaidoyer international pour la paix en RDC.
En clôture, Kevun Ngunga a appelé à un partenariat durable entre le FONAREV, les communautés de la diaspora et les réseaux de la société civile :
« Votre dynamisme et votre expertise sont des atouts précieux pour construire une RDC plus juste et solidaire. Ensemble, nous continuerons de soutenir les victimes et de bâtir la réconciliation nationale. »
Cette action du FONAREV à Paris témoigne de sa volonté de tisser des liens forts avec tous les Congolais, où qu’ils se trouvent, pour porter haut la cause de la réparation et de la mémoire.
Lydia Mangala


