Le samedi 29 novembre, le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a effectué une visite sur la Route Kananga–Kalambambuji, un axe longtemps considéré comme impraticable mais désormais présenté comme l’un des piliers de la renaissance du Kasaï Central.
Cette descente sur le terrain s’inscrit dans la volonté du gouvernement de suivre de près l’évolution des chantiers prioritaires engagés dans la région.
Une route autrefois infernale devenue un symbole d’espoir

Sur la route Kananga–Kalambambuji, le Ministre a constaté l’avancement significatif des travaux et a rappelé que cet axe sera entièrement modernisé jusqu’à son asphaltage complet sur une distance de 260 kilomètres.
Longtemps qualifiée « d’enfer » par les usagers, cette voie prend aujourd’hui les traits d’une artère stratégique capable de désenclaver plusieurs provinces, notamment le Kasaï Central, le Kasaï Oriental, la Lomami et le Maniema.
En ouvrant de vastes bassins de production tels que Luiza, Kazumba et Dibaya, cette route est décrite par le ministre comme « une route de l’espoir », une voie qui « amène la vie » en facilitant la circulation des personnes, l’accès aux services essentiels et la commercialisation des produits agricoles.
Une vision inspirée par le Chef de l’État
John Banza Lunda a rappelé avec insistance que ces travaux s’inscrivent dans la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ambitionne de réaliser ce que « le Belge n’a pas fait » et de laisser une trace durable dans l’histoire nationale à travers des infrastructures structurantes.
Pour le ministre, l’objectif est de relier durablement les provinces, de reconstituer la cohésion territoriale du pays et de faire des routes un levier majeur du développement économique et social. Il a souligné que cette orientation présidentielle constitue aujourd’hui l’une des priorités du gouvernement, déterminé à doter la RDC d’un réseau routier moderne et intégré.
Des axes routiers en pleine mutation
Le Ministre a profité de cette visite pour évoquer d’autres chantiers majeurs en cours, témoignant de la profondeur des transformations engagées dans le domaine des infrastructures.
Il a évoqué notamment le Grand Corridor Ouest–Est, un imposant tracé de plus de 3 000 kilomètres destiné à relier Sakanya au port de Banana en passant par Kananga.
Il a également mentionné l’évolution des travaux sur la RN1 entre Kananga et Tshikapa et la première modernisation annoncée de la RN16, qui permettra au Kongo Central de se connecter au Kwango avant de rejoindre la RN1.
De plus, la construction d’un pont de plus de 700 mètres à Mbangala vise à renforcer la communication entre le Maniema et la ville de Bukavu, tandis que le lancement de la RN7, appelée « Route Lumumba », doit relier Kananga à Kisangani avec des prolongements vers la RN4 et les villes de Beni, Butembo et Goma.
Des infrastructures complémentaires pour soutenir le développement
Au-delà des routes, John Banza Lunda a mis en avant l’importance de bâtir un environnement complet d’infrastructures.
Dans cette logique, une nouvelle voie ferrée entre Sakanya et Ilebo est déjà envisagée, avec une capacité de pose annoncée de deux kilomètres par jour, une cadence qui témoigne de l’ambition du gouvernement.
Il a aussi présenté les travaux de modernisation prévus pour l’aéroport de Kananga et la rénovation prochaine de la gare de la SNCC, des projets qui viendront renforcer la mobilité et le dynamisme économique de la région.
Par ailleurs, la construction d’un port moderne à Ilebo doit faire de cette ville un centre logistique majeur où convergeront les flux ferroviaires et fluviaux, fluidifiant ainsi la circulation des marchandises entre Kinshasa et les provinces du Grand Kasaï.
Kananga s’impose comme un pôle stratégique du pays
Dans sa communication, le ministre a insisté sur le repositionnement de Kananga, désormais considérée comme l’un des cinq pôles de développement de la République démocratique du Congo.
Cette nouvelle centralité ouvre la voie à l’installation d’entreprises partenaires chargées de produire localement les équipements nécessaires aux chantiers de construction.
Il a affirmé que Kananga deviendra « un hub, une centrale de construction », une ville capable d’alimenter en matériaux et en expertise de nombreux projets à travers les provinces voisines et même au-delà.
Un appel à l’unité et à l’engagement des populations
Pour conclure son adresse, John Banza Lunda a exhorté les populations à soutenir l’action du Chef de l’État dans la réalisation de ces projets structurants.
Il a lancé un fort message à l’endroit des communautés locales, les appelant à « serrer la ceinture derrière le Président Félix-Antoine Tshisekedi » et à participer activement à la construction du pays.
Lydia Mangala


