Dans une déclaration percutante sur Radio France Internationale, l’ancien président français François Hollande a exprimé sa profonde tristesse et sa révolte devant la passivité de la communauté internationale concernant la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo. Selon lui, l’agression perpétrée par le Rwanda contre la RDC ne reçoit pas l’attention ni la réaction qu’elle mérite.
Au cours du journal « Afrique » sur RFI, François Hollande a confié porter un retard attristé et révolté par la situation en RDC, soulignant que le conflit touche à la fois des civils et des forces armées, arrachées à leur quotidien dans des circonstances dramatiques.
« Ce conflit est tout à fait grave dans ses conséquences, et pourtant la communauté internationale reste étonnamment silencieuse malgré les appels du Secrétaire général de l’ONU »a-t-il déclaré.
Pour lui, le manque de réaction est inacceptable face à la violence et aux pertes humaines engendrées par cette agression.
L’ancien président a également insisté sur la nécessité d’une pression accrue sur le Rwanda.
« La communauté internationale doit faire pression très forte sur le Rwanda puisqu’elle bénéficie une certaine faveur. C’est un manquement très grave à la communauté internationale.Le Président Emmanuel Macron doit sur ce sujet intervenir de manière ferme auprès de Paul Kagame pour qu’il retire ses troupes de la RDC, car il ne s’agit pas de défendre un président ou un régime, mais de préserver le principe fondamental de l’intangibilité des frontières de la RDC en refusant la guerre et toute négociations d’envergure. L’initiative est de faire une forte pression sur le Rwanda et exiger le retrait de ses troupes » affirme-t-il.
Ces mots témoignent de son exigence d’une action concrète et décisive pour mettre fin à cette agression.
Les propos de François Hollande viennent conforter la position du gouvernement de la RDC, qui réclame des sanctions contre le Rwanda et le retrait immédiat de ses troupes du sol congolais. En appelant à une mobilisation internationale, l’ancien président français met en lumière l’urgence d’agir pour protéger la souveraineté et la vie des populations congolaises, insistant sur le fait qu’une telle inaction ne saurait perdurer.
Lydia Mangala


