À la suite de la table ronde consacrée à la mobilisation des financements du deuxième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH2), la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a engagé des échanges stratégiques avec Diene Keita, Directrice exécutive du UNFPA.
Cette rencontre, tenue le 23 mars 2026, s’inscrit dans la continuité des efforts du Gouvernement pour traduire rapidement les engagements financiers en actions concrètes sur le terrain.

Au centre des discussions se trouvait l’organisation des prochaines étapes opérationnelles du recensement, un chantier attendu depuis plusieurs décennies en République démocratique du Congo.
Les échanges ont permis de définir les priorités immédiates, notamment la coordination des actions en vue du lancement des opérations de terrain. L’objectif est d’assurer une mise en œuvre efficace, structurée et inclusive, capable de couvrir l’ensemble du territoire national.
La cheffe du Gouvernement et son interlocutrice ont également insisté sur la nécessité de maintenir une forte mobilisation des partenaires techniques et financiers. Parmi eux figurent des institutions majeures telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement, dont l’appui est déterminant pour la réussite de ce processus.
La mise en place d’un mécanisme de financement commun, communément appelé « basket fund », avec l’UNFPA, a été évoquée comme un levier essentiel pour garantir une gestion harmonisée et transparente des ressources.
Au-delà des aspects techniques et financiers, un accent particulier a été mis sur la sensibilisation des populations et l’implication des autorités locales, considérées comme des acteurs clés du succès du recensement.

« Il est primordial que le travail de plaidoyer débute pour faire comprendre les enjeux du recensement », a souligné Diene Keita, insistant sur l’importance d’une adhésion collective au processus.
Pour le Gouvernement, le RGPH2 est un outil stratégique destiné à orienter les politiques publiques, améliorer la planification et répondre de manière plus précise aux besoins des populations.
En poursuivant activement les préparatifs, l’exécutif entend ainsi poser les bases d’une gouvernance fondée sur des données fiables, au service du développement et du bien-être des Congolais.
Avec cette nouvelle étape, la RDC se rapproche progressivement de la concrétisation d’un projet structurant, appelé à transformer durablement la manière de planifier et de piloter l’action publique.
Lydia Mangala


