Le mercredi 25 juin 2025, la Cité de l’Union africaine de Kinshasa a accueilli l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, désigné par l’EAC et la SADC comme facilitateur de la crise qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo.
À l’issue d’un entretien de près de deux heures avec le chef de l’État Félix Tshisekedi, les deux hommes ont affiché leur détermination à éviter toute nouvelle confrontation militaire et à amorcer un processus de paix durable dans la région des Grands Lacs.
Un dialogue soutenu entre facilitation régionale

Olusegun Obasanjo, fraîchement revenu de Kigali où il avait rencontré le président rwandais Paul Kagame, a confirmé que ses discussions avec les deux chefs d’État se déroulent sur le bon chemin.
En qualité de l’un des cinq anciens chefs d’État, aux côtés d’Uhuru Kenyatta, Kgalema Motlanthe, Catherine Samba Panza et Sahle-Work Zewde, mandatés lors du sommet conjoint EAC-SADC du 24 mars, Obasanjo a pour mission de coordonner les efforts visant à désamorcer les violences et à garantir la stabilité dans l’Est congolais.
De Kigali à Kinshasa, une tournée diplomatique cruciale

Après son entretien à Kinshasa, Obasanjo se rendra à Lomé pour faire rapport au médiateur nommé par l’Union africaine, le président togolais Faure Gnassingbé.
Il s’agit de mettre en place, à l’échelle continentale, une approche concertée pour accompagner la signature de l’accord de paix finale.
Cette tournée renforce la complémentarité entre les initiatives régionales et les démarches entreprises par les puissances internationales.
Synergie entre initiatives régionales et internationales

L’ancien président nigérian a salué l’ensemble des démarches en cours, qu’elles soient portées par les États-Unis ou par le Qatar.
Ces deux acteurs, présents dans les coulisses de la médiation, travaillent de concert avec les facilitateurs africains pour harmoniser leurs interventions.
Dans ce contexte, la sous-secrétaire américaine aux Affaires politiques, Allison Hooker, a assisté à la paraphrase du texte d’accord préparatoire, ouvrant la voie à la signature officielle prévue le 27 juin en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio.
Perspectives pour l’accord de paix du 27 juin
Cette rencontre intervient alors que les chefs religieux de la CENCO et de l’ECC, après trois mois de consultations tant nationales qu’internationales, ont remis au président Tshisekedi les conclusions de leur travail en faveur du « Pacte social pour la paix ».
Tandis que l’accord de paix congolais-rwandais entre dans sa phase finale, la RDC et ses partenaires régionaux entendent ainsi conjuguer diplomatie africaine et soutien extérieur pour sortir d’un conflit qui, depuis plusieurs mois, a vu la présence militaire rwandaise et la rébellion du M23 exacerber les tensions et les souffrances des populations de l’Est.
Lydia Mangala


