Représentante adjointe par intérim du UNFPA RDC, Noémie Dalmonte a livré, le lundi 7 juillet 2025 au Musée National de Kinshasa, une intervention riche d’enseignements sur l’autonomie corporelle et la protection des jeunes filles face aux violences basées sur le genre.
Forte de quinze années d’expérience en aide au développement et en droits humains, elle a insisté sur l’importance de l’autonomie corporelle, du sport et de la solidarité pour prévenir la violence basée sur le genre et permettre à chacune de tracer sa voie.
Autonomie corporelle et empowerment

Pour Noémie Dalmonte :
« l’autonomie corporelle n’est pas un simple concept, c’est la clé pour maîtriser sa trajectoire de vie ».
Elle a expliqué que comprendre et respecter son corps permet de se protéger des agressions, qu’elles soient physiques ou psychologiques, et d’affirmer ses choix.
Ce pouvoir d’agir sur soi-même est, selon elle, le socle d’une réelle liberté pour toutes les filles.
Le sport comme levier de résilience

S’appuyant sur son expérience, elle a souligné que le sport transforme : il forge l’esprit d’équipe, renforce la confiance et fait des erreurs de précieuses leçons.
Dans des contextes humanitaires ou de développement, elle a vu de nombreuses jeunes gagner en estime de soi et en persévérance grâce à la pratique sportive, un outil d’émancipation qu’elle encourage à adopter dès le plus jeune âge.
Solidarité et féminisme

Fille d’un père militant à la Croix-Rouge, Noémie Dalmonte a rappelé que la solidarité est une valeur transmise depuis l’enfance.
Elle a invité les participantes à ne pas se définir uniquement par leur rôle de femme ou de mère, mais comme des personnes complètes, capables d’agir pour elles-mêmes et pour les autres.
Le féminisme, selon elle, commence par la conscience de ses droits et de son potentiel.
Comprendre et prévenir la violence basée sur le genre

« L’âge le plus à risque d’agression sexuelle, c’est 15 ans », a alerté Noemie Dalmonte.
Elle a clarifié la différence entre exploitation, dépendance et abus sexuel, soulignant que tout usage du pouvoir pour obtenir un gain sexuel constitue un abus.
Lors de sa conclusion, elle a insisté sur la nécessité d’éducation, de dialogue et de mécanismes de protection pour que chaque fille puisse grandir sans peur.

Par son témoignage engagé et ses conseils concrets, Noémie Dalmonte a offert aux participantes du Camp d’inspiration des clés essentielles pour bâtir leur confiance, se défendre et devenir actrices de leur propre destinée.
Lydia Mangala


