La 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations a rendu son verdict dans une ambiance électrique à Rabat. Si le trophée est reparti à Dakar, le onze idéal de la compétition célèbre l’excellence tactique des Lions de l’Atlas, la résilience des Super Eagles et le sacre des Lions de la Téranga. Cette équipe de rêve s’articule autour de trois colonnes vertébrales nationales.
À domicile, le Maroc a impressionné par sa solidité défensive, n’encaissant que deux buts durant tout le tournoi. Yassine Bounou, élu meilleur gardien du tournoi, occupe naturellement les cages après avoir été le héros des séances de tirs au but en phase éliminatoire.
Devant lui, les couloirs sont verrouillés par l’inoxydable Achraf Hakimi, capitaine exemplaire, et Noussair Mazraoui, dont l’intelligence de jeu a été cruciale pour l’équilibre des siens. Enfin, Brahim Diaz s’impose comme le joyau offensif. Avec 5 buts au compteur, il termine meilleur buteur de la compétition et confirme son statut de nouveau maître à jouer des Lions de l’Atlas, malgré son penalty décisif raté devant Édouard Mendy.
Le champion d’Afrique place quatre représentants, symbolisant la maîtrise du milieu de terrain. La paire composée d’Idrissa Gana Gueye et Pape Gueye a dicté le tempo de chaque rencontre, alliant expérience et puissance physique. Pape Gueye, héros de la finale avec son but libérateur, s’est révélé indispensable. En défense centrale, Moussa Niakhaté a été le patron de l’arrière-garde, impérial dans les duels aériens.
En attaque, l’incontournable Sadio Mané, sacré meilleur joueur du tournoi (MVP), a une nouvelle fois prouvé qu’il restait le leader spirituel et technique du Sénégal. Le Nigeria, équipe la plus prolifique du tournoi, complète ce onze de légende avec trois profils dévastateurs. Calvin Bassey a été la révélation défensive, capable de relancer proprement sous pression.
Dans l’entrejeu et sur les ailes, Ademola Lookman a brillé par sa créativité, finissant meilleur passeur de l’édition. Enfin, à la pointe de l’attaque, Victor Osimhen a pesé sur toutes les défenses du continent, inscrivant 4 buts et ouvrant des brèches constantes par son pressing incessant.

Josaphat Mayi


