Xaverine Kira, Conseillère du PNUD en RDC, a abordé, lors du second panel, intitulé « Femmes d’Exception et inclusion financière : de la formation à l’autonomie économique », les obstacles structurels à l’inclusion financière des femmes et le rôle du PNUD dans leur autonomisation économique.
Les barrières à l’inclusion financière des femmes
Xaverine Kira a expliqué que plusieurs facteurs limitent l’accès des femmes aux ressources financières.
« Il y a beaucoup de facteurs qui limitent les femmes : la coutume, les normes sociales, l’insécurité, les violences économiques et l’accès limité à l’éducation numérique. La femme étant une actrice principale du secteur informel ne peut pas accéder au financement », a-t-elle déclaré.
Elle a souligné que ces obstacles ne sont pas uniquement économiques, mais également sociaux et culturels.
« Les femmes sont souvent limitées à ne pas accéder à certaines choses. Pourtant, si elles avaient accès aux ressources et aux connaissances financières, elles pourraient contribuer pleinement au développement de leur pays », a-t-elle ajouté.
L’inclusion financière, un levier de transformation
Selon Xaverine Kira, la formation et l’inclusion financière sont des outils essentiels pour autonomiser les femmes.
« Le programme du PNUD place l’inclusion financière au centre des priorités de développement en RDC. Nous appuyons le gouvernement congolais dans l’élaboration des programmes de développement local et national. La formation est un levier de transformation. Une femme, quand elle est prête à être réinsérée, on la met en contact avec une institution financière », a-t-elle précisé.
Elle a également évoqué les initiatives du PNUD pour soutenir les survivantes de violences basées sur le genre.
« Dans le programme de lutte contre les violences basées sur le genre, nous avons des femmes survivantes. Elles passent par la prise en charge psychologique, psychosociale et de réinsertion. C’est par la synergie et l’accompagnement que nous pouvons leur donner les moyens de se reconstruire et d’accéder à l’autonomie économique », a-t-elle souligné.

« Un mot : synergie », a-t-elle conclu son intervention.
Ainsi, Xaverine Kira affirme que c’est en unissant les efforts, des institutions financières, des organisations internationales, du gouvernement et des associations de femmes que des conditions propices à l’inclusion financière et à l’autonomisation durable des femmes en RDC peuvent être créées.
Lydia Mangala


