Le programme de gratuité de la maternité impacte positivement sur la vie des mamans et des nouveau-nés depuis son lancement en 2023 par le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi. En réponse jeudi 8 mai dernier à une question orale avec débat initiée par le député Freddy Bonzeke Iliki, élu de Mai-Ndombe, le ministre de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale Samuel Roger Kamba a fait un état des lieux du programme rejetant toute allégations selon lesquelles l’avant gratuité de la maternité équivaut à l’après gratuité.
« Il était important de lever la barrière financière pour que les mamans viennent plus rapidement dans nos centres et maintenant je peux vous dire et vous pouvez vérifier comment est le taux de mortalité maintenant par rapport aux nouveaux-nés. Vous avez dit avant gratuité égal après, je ne sais pas quels sont les éléments que vous avez pour dire celà mais moi je vais vous donner les chiffres. En 15 mois c’est-à-dire du 5 septembre 2023 à fin décembre 2024 au total modèle Banque mondiale + le gouvernement on a pris en charge 2 millions 31 mille 586 mamans avec leurs bébés », a révélé le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance sociale Samuel Roger Kamba face aux élus du peuple.
Et de poursuivre :
« Ce chiffre est très important parce qu’il entraîne un deuxième chiffre: la mortalité que nous avons évaluée, montre que la mortalité du nouveau-né est passée de 23% à 18% c’est-à-dire on a amélioré de 5% la mortalité du nouveau-né en une année. Je ne peux pas imaginer qu’avant égal après. Si vous vous rappelez dans cette ville de Kinshasa beaucoup de nos députés et ministres allaient libérer les mamans qui étaient en prison après avoir accouchés, je pense et vous le savez que ce phénomène n’existe plus c’est grâce à ce programme ».
S’agissant des provinces sous financement du gouvernement, les chiffres sont aussi encourageants selon Samuel Roger Kamba, ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance sociale.
« Pour les trois provinces sous financement du gouvernement, nous avons pris en charge 426.000 mamans : 349 770 pour Kinshasa, 51199 pour le Kongo Central et 25 636 pour le Kasaï Oriental. Je crois donc qu’avec ces chiffres, il est difficile de dire avant égal après parce-que il faut imaginer ces nouveaux-nés avant ils mourraient tout simplement parce qu’ils n’étaient pas pris en charge maintenant ils sont pris en charge », a ajouté le ministre de la Santé.
Abordant l’aspect lié aux perspectives d’avenir pour le financement de ce programme, ce dernier a révélé des dispositions prises par gouvernement en vue pérenniser ce programme et l’élargir dans l’ensemble du pays.
« Je voudrais apporter ici une très bonne nouvelle ce que vous avez suivi le Conseil National du Travail qui s’est réuni et qui a pris un certain nombre de décisions parmi ces décisions le système contributif a été acté par la tripartite c’est-à-dire par le banc syndical, le banc gouvernemental et le banc patronal. Cette tripartite permet à ce qu’au-delà de l’augmentation du Smig qui a été porté à 130 usd, Au-delà de celà la tripartite a convenu qu’on prélève 2.5% pour pouvoir payer la couverture santé universelle et celà veut dire que les contribuables c’est-à-dire les travailleurs paient 0.5% et l’employeur paie 2% ceci devrait entrer en vigueur au mois de juillet et ceci pérennisait le financement du système de santé », a expliqué Samuel Roger Kamba.
Selon lui, le gouvernement ne peut plus faire machine arrière au regard des avancées enregistrées dans ce secteur stratégique.
« Il n’y a que deux choix: la maman continue à payer et le deuxième choix nous mettons en œuvre la loi que vous avez votée qui dit qu’il y a des personnes vulnérables, des personnes économiquement faibles pour lesquelles il y a une prise en charge par assistance et donc par subventions. La réponse du gouvernement est très simple : on ne peut pas revenir en arrière malgré les difficultés sinon ça voudrait dire que les mamans recommencent à payer et celà vous voyez bien qu’on va retrouver l’augmentation de la mortalité de la mère et de l’enfant, on va retrouver le système des bébés et mamans gardés à l’hôpital et nous ne pouvons pas permettre celà », a souligné Samuel Roger Kamba dans son intervention.
Selon les autorités congolaises, La gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né est le premier paquet des soins de la mise en œuvre de la couverture santé universelle. Il s’inscrit donc parmi l’un des six engagements du second quinquennat du président Félix Tshisekedi en vue de garantir plus d’accès aux services de base.
Dans cet engagement, Félix Tshisekedi prévoit assurer la réception des soins de santé de qualité et un accès universel à l’enseignement primaire et secondaire, à l’eau et à l’électricité et à la protection sociale.
Ben Mandjolo


