À quelques heures seulement du coup d’envoi de l’affiche royale de ces quarts de finale, les coulisses de la Confédération Africaine de Football (CAF) ont tremblé. Ce vendredi 9 janvier, le duel au sommet entre les Lions Indomptables et les Lions de l’Atlas ne sera pas dirigé par l’officiel initialement prévu. Un changement de dernière minute qui en dit long sur la tension entourant ce choc.
Initialement, c’est l’Égyptien Amin Mohamed Omar qui devait tenir le sifflet, épaulé à la VAR par l’Algérien Mustapha Ghorbal. Mais ce duo a rapidement fait grincer des dents. Selon plusieurs sources, dont Sportnewsafrica, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) aurait exprimé son mécontentement, non seulement face au retard de la désignation, mais aussi sur le profil des arbitres choisis.
Cette situation a rapidement dégénéré en un véritable bras de fer diplomatique entre deux poids lourds du football continental : Fouzi Lekjaa, président de la FRMF, et Samuel Eto’o, son homologue de la Fecafoot. Face à la montée des tensions et pour garantir l’impartialité totale de cette rencontre cruciale, la CAF a tranché dans le vif à la veille du match. Pour éviter que la polémique ne prenne le pas sur le sport après le coup de sifflet final, l’instance africaine a opéré un remplacement stratégique. C’est le Mauritanien Dahane Beida qui héritera du sifflet.
En fait, Beida n’est pas un inconnu, puisqu’il avait dirigé avec autorité la finale de la dernière CAN entre le Nigeria et la Côte d’Ivoire. Ce changement d’arbitre ajoute une couche supplémentaire de dramaturgie à ce quart de finale. En choisissant un arbitre d’expérience ayant déjà géré une finale de haut vol, la CAF espère ramener le calme et s’assurer que le résultat se décidera uniquement sur la pelouse du stade.
Reste à savoir si ce jeu de chaises musicales calmera les ardeurs des deux camps ou si la pression sur les épaules de Dahane Beida sera encore plus lourde. Réponse ce soir à 20 heures.
Josaphat Mayi, à Rabat


