La Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) déclare la fin de l’opération de transport de plus de 1 300 membres non armés des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC) ainsi que leurs dépendants. Une opération conduite en étroite coordination avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), agissant en tant qu’intermédiaire neutre, indique le communiqué de la mission onusienne rendue publique ce jeudi 15 mai 2025.
« Malgré un contexte opérationnel extrêmement difficile, la MONUSCO et tous les partenaires ont travaillé jour et nuit pour assurer le succès de cette opération très sensible. Je salue le professionnalisme et l’esprit de coopération de toutes les parties impliquées, ainsi que l’engagement constant du CICR à garantir la neutralité de l’opération, la sécurité et la dignité des personnes concernées tout au long de cette opération. Je remercie également les populations situées le long des itinéraires pour leur compréhension », a indiqué Vivian van de Perre, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies en RDC et Cheffe intérimaire à la MONUSCO.
L’évacuation des éléments non armés a été assuré notamment grâce à un dispositif logistique mixte et complexe mis en place par la MONUSCO comprenant huit rotations de près d’une dizaine de véhicules constituer des ambulances, des bus, des citernes, 46 vols en hélicoptère et 23 vols en avion.
Lancée depuis le 30 avril 2025, cette opération sophistiquée, visait à escorter vers Kinshasa en toute sécurité les éléments des forces de défense et de sécurité congolaises ayant trouvé refuge dans les centre de la MONUSCO à Goma à la fin janvier 2025, à l’issue la prise de contrôle de la ville par l’AFC/M23.
Une opération qui s’est effectuée avec le consentement des membres de la FARDC et de la PNC, et conformément aux dispositions des Conventions de Genève.
Pendant plus de trois mois, la MONUSCO a assuré la protection, l’hébergement, la prise en charge alimentaire et les soins médicaux de ces réfugiés congolais.
Elle réaffirme ainsi donc son engagement à mettre en œuvre son mandat de protection des civils, et à soutenir les efforts des autorités nationales en matière de rétablissement de la paix, de stabilisation et de réforme du secteur de la sécurité.
Ben Mandjolo


