Cinquante-deux ans après leur unique participation au plus grand rendez-vous mondial, les Léopards de la République démocratique du Congo ont officiellement validé leur ticket pour la Coupe du monde 2026. Au lendemain de cette victoire héroïque face à la Jamaïque (1-0), le dernier rempart congolais, Lionel Mpasi, a partagé son émotion avec une nation en liesse.
C’est dans l’arène surchauffée de Guadalajara, au Mexique, que l’histoire s’est écrite. Opposés aux Reggae Boyz de la Jamaïque en finale des barrages intercontinentaux, les hommes de Sébastien Desabre ont dû puiser dans leurs dernières ressources pour s’imposer 1-0 après prolongation.
Face à un adversaire athlétique et rigoureux, les Fauves congolais ont fait preuve d’une abnégation remarquable. Si la rencontre a longtemps semblé verrouillée, le salut est venu d’un coup de pied arrêté. À la suite d’un corner parfaitement botté par Brian Cipenga, dont l’entrée en jeu a été décisive, c’est le défenseur Axel Tuanzebe qui, en renard des surfaces, a propulsé le ballon au fond des filets. Un but synonyme de délivrance pour tout un peuple.
Imperméable durant toute la campagne de qualification, le portier congolais Lionel Mpasi n’a pas tardé à réagir sur ses réseaux sociaux. Conscient de la portée historique de cet exploit, il a tenu à appeler tous les Congolais à célébrer ce moment unique.
« Savourons ce moment tous ensemble, de Guadalajara à Kinshasa, en passant par toutes les villes où se trouvent les membres de la diaspora », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Un message sobre mais puissant, qui souligne l’unité retrouvée autour de cette sélection. Mpasi, véritable pilier de l’ère Desabre, symbolise cette solidité défensive qui a permis à la RDC de résister aux assauts jamaïcains dans les moments décisifs.
En réalité, cette qualification n’est pas qu’une simple victoire sportive : c’est la fin d’une attente de plus d’un demi-siècle. En rejoignant la phase finale, la RDC devient l’une des nations africaines qualifiées pour cette édition 2026, répondant ainsi aux espoirs de tout un continent.
Pour Sébastien Desabre, le pari est réussi. En conservant l’ossature de son groupe et en misant sur une discipline tactique rigoureuse, le technicien français a su transformer les promesses en réalité. Ce combat acharné en terre mexicaine restera gravé dans les annales du football congolais comme le match du renouveau.
Désormais, les regards sont tournés vers l’avenir. Dans deux mois, le drapeau bleu-jaune-rouge flottera de nouveau sur la scène mondiale. Et comme l’a si bien dit Mpasi, l’heure est désormais à la fête, d’un bout à l’autre de la planète.
Josaphat Mayi


