Kinshasa, 15 septembre 2025, un vent de fronde souffle à l’Assemblée nationale. Selon plusieurs sources parlementaires, une pétition visant la destitution du président de la Chambre basse, Vital Kamerhe, devrait être déposée ce lundi 15 septembre, ou au plus tard mardi, par voie d’huissier de justice.
Le texte ciblerait l’ensemble du bureau de l’Assemblée nationale, à l’exception du premier vice-président Jean-Claude Tshilumbayi et de Christophe Mboso. Plusieurs députés, qui avaient pourtant soutenu Kamerhe et son bureau lors d’une précédente motion, affirment avoir été sollicités pour signer le document. Tous évoquent un « mot d’ordre formel » transmis pour rallier la démarche.
Dans les coulisses, des figures influentes de l’Union sacrée, parmi lesquelles certains ministres et conseillers de la présidence, sont accusées d’être les instigatrices de cette manœuvre politique. L’objectif : évincer Vital Kamerhe de la tête de l’Assemblée nationale, dans un contexte marqué par de vives tensions internes au sein de la majorité présidentielle.
Si elle est déposée, cette pétition ouvrira un nouveau chapitre dans les rapports de force parlementaires et pourrait fragiliser l’équilibre politique à quelques semaines de débats cruciaux sur le budget de l’État.
Joséphine Mawete


