Le jeudi 17 juillet 2025, un nouveau chantier d’envergure a été lancé dans la commune de Masina à Kinshasa.
Le gouverneur de la capitale congolaise, Daniel Bumba Lubaki, accompagné de partenaires internationaux, a procédé à la pose de la première pierre marquant le début des travaux de réhabilitation des avenues Abattoir Vallée et Yamfu.
Ce projet structurant s’inscrit dans le cadre du programme « To Petola », destiné à améliorer la résilience des quartiers vulnérables face aux inondations et à renforcer l’assainissement urbain.
Réhabilitation au cœur de Masina : un chantier attendu

La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs figures importantes, dont l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, la directrice de l’Agence française de développement (AFD), Safia Ibrahim, ainsi que le représentant de l’Union européenne, Antonio Capone. Tous ont réaffirmé leur soutien à la modernisation des infrastructures de Kinshasa.
Avant d’arriver à Masina, la délégation a effectué une visite d’inspection dans le quartier Salongo, commune de Limete, où les travaux de réhabilitation des avenues de la Liberté et du Conseil de ville sont en cours.
À Masina, les travaux se concentreront sur deux artères stratégiques :
– Avenue Abattoir Vallée : 1 374 mètres
– Avenue Yamfu : 1 263 mètres
Les voiries seront conçues avec un profil en toit inversé (forme en V), facilitant l’écoulement des eaux pluviales vers un drain central couvert, inaccessible aux piétons et aux véhicules.
Les chaussées seront réalisées en béton de ciment, tandis que les trottoirs seront pavés avec des matériaux recyclés à base de plastique, produits localement, résistants et certifiés.
Un projet soutenu par l’Europe et la France

Dans son allocution, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a salué la coopération internationale qui permet la mise en œuvre de tels projets dans la capitale :
« Nous sommes très contents de venir aujourd’hui dans la commune de Masina pour cette cérémonie de lancement des travaux. Nous avons également procédé à la pose de la première pierre pour débuter cette grande initiative. Je remercie l’Union européenne et la France pour leur soutien constant. Ces infrastructures permettront de répondre aux défis liés aux inondations, à l’assainissement et à la mobilité », a-t-il déclaré.
Le gouverneur a appelé la population locale à s’approprier ces ouvrages pour en assurer la pérennité, soulignant leur importance pour une meilleure qualité de vie dans les zones longtemps négligées.
Résilience et qualité de vie au cœur du programme « To Petola »

De son côté, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a précisé :
« Ce projet fait partie du programme To Petola, qui vise à renforcer la résilience des quartiers exposés aux inondations, comme Salongo, N’danu et Abattoir. Ces travaux vont améliorer la mobilité, les conditions sanitaires et offrir un cadre de vie plus digne aux populations », a-t-il souligné.
Quant à Antonio Capone, représentant de la délégation de l’Union européenne en RDC, il a souligné :
« L’Union européenne est fière d’accompagner Kinshasa dans sa transformation urbaine. Ce type de projet démontre qu’avec des partenariats solides, il est possible de bâtir une ville plus moderne, plus inclusive et plus résiliente face aux changements climatiques », a-t-il affirmé.
Une mobilisation locale saluée

Présent lors de l’événement, le bourgmestre de Masina, Joseph Shiki Katumba, s’est réjoui de cette avancée :
« Ces travaux sont une réponse concrète à un problème qui affecte nos populations depuis des années. L’engagement du gouverneur et de nos partenaires est une bouffée d’espoir pour les habitants de Masina », a-t-il loué l’initiative.
Il a réitéré l’appel à la population pour protéger les nouvelles infrastructures contre les dégradations, et encouragé un esprit de citoyenneté responsable.
Vers une nouvelle ère urbaine pour Kinshasa
Le chantier lancé à Masina est bien plus qu’un simple projet d’infrastructure. Il symbolise une nouvelle dynamique dans la gestion urbaine de Kinshasa, axée sur la durabilité, la résilience et la participation communautaire.
En intégrant des matériaux recyclés, en adoptant des solutions techniques innovantes comme le drainage en toit inversé, et en favorisant des partenariats solides, les autorités locales entendent bâtir une ville à la hauteur des ambitions du pays.
Les travaux à Masina ne sont qu’un maillon d’une stratégie plus large qui, selon les acteurs impliqués, pourrait être répliquée dans d’autres communes de la capitale afin d’amorcer une transformation en profondeur du paysage urbain kino-congolais.
Lydia Mangala


