À l’heure où des milliers des milliers de jeunes Congolais célèbrent l’aboutissement de leur parcours universitaire pour les années académiques 2024-2025, une réalité demeure : celle de l’accès difficile au marché du travail.
Face à cet enjeu, la voix d’Isabelle Ebambi Katalayi, Conseillère du Président Felix Tshisekedi à l’Emploi, Travail, PS et égalité des Chances s’est élevée pour plaider en faveur de la mise en place de quotas d’insertion professionnelle au bénéfice des jeunes diplômés.
Ce plaidoyer s’inscrit dans une volonté politique plus large portée par le président de la République, en quête du plein emploi pour tous les Congolais.
Un appel à la solidarité nationale pour les jeunes diplômés
S’adressant aux jeunes diplômés de cette année, les institutions publiques tiennent à rappeler que malgré les défis, chaque étape franchie les rapproche de leurs objectifs professionnels.
« Le chemin vers l’emploi peut être long, mais chaque pas compte. Ne perdez pas espoir, votre talent et votre énergie sont indispensables », a-t-on lu sur le compte X de la DGA dans son message d’encouragement adressé à cette nouvelle génération.
Isabelle Ebambi Katalayi plaide pour un quota obligatoire
Lors d’une prise de parole à l’occasion de la Journée internationale du travail, Isabelle Ebambi Katalayi a rappelé l’urgence d’une réforme structurelle.
« Le régime de quota est inévitable afin de favoriser l’accès des jeunes diplômés ou en quête d’une première expérience professionnelle sur le marché du travail », a-t-elle déclaré.
Selon elle, ce système permettrait d’imposer aux entreprises, tant publiques que privées, l’obligation d’accueillir un certain nombre de jeunes en contrat de professionnalisation.
« Il apparaît impérieux d’imposer des quotas aux entreprises par l’offre de contrats de professionnalisation allant de 6 à 24 mois maximum », a-t-elle expliqué.
Un rôle à jouer pour l’État et les entreprises
Si les entreprises doivent être mises à contribution, le gouvernement devra aussi créer les conditions favorables à l’adoption de ce quota.
« Bien évidemment, le gouvernement devra prévoir des aménagements particuliers et une batterie de mesures incitatives pour encourager les entreprises à jouer ce rôle » a-t-elle souligné à ce sujet.
Elle a rappelé que cette orientation s’inscrit dans la ligne politique du président de la République.
« Le Chef de l’État demeure cohérent et conséquent avec sa vision sur l’emploi : tout Congolais en âge de travailler doit s’insérer dans l’écosystème favorable à l’emploi », a-t-elle affirmé.
Un appel aux institutions d’accompagnement
Isabelle Ebambi Katalayi a exhorté également les structures concernées à jouer pleinement leur rôle :
« L’Office national de l’emploi, le Fonds spécial pour la promotion, l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes ainsi que les acteurs du monde du travail doivent mieux remplir leurs missions », a-t-elle recommandé.
Ces institutions sont appelées à renforcer l’efficacité du marché de l’emploi, notamment en créant davantage de passerelles entre la formation académique et le monde professionnel.
Des jeunes bien formés, mais souvent exclus
Enfin, l’Experte en Politiques Publiques de l’Emploi, RH et ancienne directrice générale adjointe de l’Office National de l’Emploi (ONEM) a souligné une contradiction préoccupante :
« Les jeunes Congolais s’engagent dans des parcours académiques plus longs ou spécialisés. Mais au terme de leurs études, ces nouveaux diplômés peinent à accéder au marché du travail suite aux exigences de recrutement », a-t-elle reconnu.
Elle a mis l’accent sur l’importance de leur offrir une première expérience professionnelle, indispensable pour amorcer toute carrière.
Le plaidoyer pour la mise en place d’un quota réservé aux jeunes diplômés gagne en légitimité et en soutien institutionnel. Dans un pays où l’emploi des jeunes reste un défi majeur, cette mesure pourrait marquer un tournant décisif pour des milliers de diplômés. Mais sa réussite dépendra de la volonté politique, de l’engagement des entreprises, et d’un écosystème propice à la jeunesse congolaise.
Lydia Mangala


