Dans une correspondance adressée à l’autorité urbaine le 13 avril 2026, Nicolas Djomo, conseiller communal de Kalamu, dénonce une concentration excessive des chantiers dans certaines communes. Selon lui, près de 90 % des travaux seraient réalisés à Gombe, Kintambo, Kasa-Vubu, Lingwala et Ngiri-Ngiri.
L’élu regrette que des communes comme Kalamu, pourtant densément peuplées et économiquement dynamiques, soient laissées en marge, malgré l’état préoccupant de leurs routes. Il souligne que la dégradation avancée des infrastructures complique fortement la mobilité des habitants et détériore leurs conditions de vie.
Pour appuyer ses propos, Nicolas Djomo cite plusieurs axes en mauvais état, notamment les avenues Kimwenza (entre la paroisse Saint Gabriel et le terrain Eckankar), Université, Mompono et Elengesa. Il évoque également la situation du pont Victoire, fermé depuis près d’un an sans évolution notable.
Selon lui, les interventions actuelles semblent privilégier certaines zones, notamment celles à caractère résidentiel ou stratégique, au détriment d’autres communes comme Kalamu.
Face à cette situation, le conseiller communal appelle à une intervention urgente des autorités afin de rétablir les infrastructures de base dans sa juridiction, en conformité avec les orientations du président de la République, Félix Tshisekedi.
Il estime qu’une action rapide permettrait de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions, de faciliter le travail des services de sécurité, de stabiliser le coût de la vie et d’améliorer la mobilité urbaine, contribuant ainsi à la relance de l’économie locale.
Joëlle Luniongo


