Kinshasa, 4 octobre 2025 – Zolanews.net
La cérémonie d’investiture du nouveau Bureau du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), présidée par le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, a également été marquée par un moment d’émotion et de transmission symbolique : le discours d’au revoir de William Mukambila, président sortant du CNJ, qui a dressé le bilan de quatre années d’un mandat placé sous le signe du service, de l’engagement et de la résilience.
« Servir la jeunesse, c’est servir la Nation »
Prenant la parole devant un parterre de personnalités politiques, institutionnelles et de centaines de jeunes venus de toutes les provinces, William Mukambila est revenu sur le parcours parcouru à la tête de l’organe faîtier de la jeunesse congolaise.
« Nous avons servi la noble cause de défendre la patrie, malgré les conditions parfois défavorables. Nous avons tenu, par conviction et par engagement », a-t-il déclaré avec émotion.
Pour lui, le CNJ n’a jamais été un simple organe consultatif, mais bien un acteur stratégique dans la construction nationale. Malgré les obstacles, son équipe a su faire entendre la voix des jeunes et placer leurs préoccupations au cœur des politiques publiques.
Bilan d’un mandat sous pression
Durant les quatre années de son mandat, William Mukambila et son équipe ont œuvré à renforcer la structuration des conseils provinciaux, à rapprocher les jeunes des institutions et à encourager leur participation citoyenne et politique.
Parmi les acquis majeurs de son passage à la tête du CNJ figurent :
• La création de plateformes de concertation entre jeunesse, gouvernement et partenaires techniques ;
• L’organisation de fora nationaux sur l’emploi, l’entrepreneuriat et la gouvernance ;
• La participation active des jeunes dans les débats sur les Objectifs de développement durable (ODD) ;
• Le plaidoyer pour un financement accru des projets initiés par des jeunes Congolais.
William Mukambila a également salué le soutien constant du Président Félix Tshisekedi, dont la vision place la jeunesse au centre de l’action gouvernementale.
« Grâce à l’appui du Chef de l’État, la voix de la jeunesse congolaise compte aujourd’hui dans les grandes décisions nationales », a-t-il souligné.
Un héritage et un appel à la continuité
S’adressant à son successeur, Claude Mbuyi, le président sortant a lancé un appel vibrant à poursuivre et amplifier les chantiers entamés.
« Le flambeau est désormais entre vos mains. Continuez à défendre cette jeunesse, à lui ouvrir des portes et à transformer ses aspirations en actions concrètes », a exhorté William Mukambila.
Il a rappelé que le CNJ, dans un pays où plus de 70 % de la population a moins de 35 ans, doit être le moteur de l’inclusion, de l’innovation et du progrès social.
La jeunesse comme levier de transformation nationale
L’intervention de William Mukambila s’est inscrite dans le ton général de la cérémonie, marqué par l’appel du Président Félix Tshisekedi à transformer le mandat du CNJ en un « mandat de résultats ». Pour l’ancien président, cela passe par une mobilisation collective :
« La jeunesse congolaise ne doit plus être spectatrice de son avenir. Elle doit en être l’architecte. »
En recevant une distinction honorifique des mains de la ministre Grâce Kutino, William Mukambila quitte ses fonctions avec le sentiment d’avoir contribué à bâtir les fondations d’un mouvement jeunesse plus structuré, plus influent et plus engagé.

Il sied de noter qu’avec ce passage de relais, le Conseil National de la Jeunesse entre dans une nouvelle dynamique, porté par l’ambition de transformer le potentiel démographique de la RDC en une véritable force de développement. L’héritage laissé par William Mukambila en constitue désormais la boussole.
Joséphine Mawete


