Dans la continuité de leur rencontre du 4 janvier dernier, le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué, ce jeudi 8 janvier 2026, une visite de travail en Angola, à l’invitation de son homologue angolais, João Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de l’Union africaine.
Cette rencontre de haut niveau s’est tenue dans le cadre des efforts diplomatiques régionaux et internationaux visant à rétablir durablement la paix dans l’Est de la RDC, une région confrontée à une dégradation persistante de la situation sécuritaire et humanitaire.
Les processus de Washington et de Doha au cœur des échanges
Les discussions entre les deux Chefs d’État ont porté principalement sur l’examen des initiatives en cours pour mettre fin aux violences dans l’Est congolais, notamment à travers les processus de Washington et de Doha, considérés comme des cadres essentiels de dialogue et de désescalade entre les parties concernées.
À l’issue de cette visite, le Président angolais a exprimé sa vive préoccupation face à l’aggravation des hostilités, appelant à un cessez-le-feu immédiat entre les parties au conflit. La déclaration officielle a été rendue publique et lue aux médias par Victor Lima, secrétaire du Président angolais chargé des Affaires diplomatiques et de la Coopération internationale.
Appel au respect des engagements et à une solution négociée
Dans sa déclaration, João Lourenço a mis en garde contre les menaces que fait peser la poursuite des combats sur les efforts diplomatiques entrepris au Conseil de sécurité des Nations unies, notamment à travers la résolution 2173, ainsi que sur les démarches engagées dans les cadres de Washington et de Doha.
Pour l’Angola, ces initiatives constituent « la seule voie » susceptible de réduire durablement les tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda et de favoriser la conclusion d’un accord de paix entre les deux pays.
Le Président angolais a également appelé la RDC, le Rwanda et le mouvement rebelle M23 à respecter scrupuleusement les engagements pris lors des discussions internationales, afin de privilégier une issue négociée au conflit et d’épargner davantage de souffrances aux populations civiles de l’Est congolais.
Cette visite renforce la diplomatie autour du dossier sécuritaire de l’Est de la RDC et le rôle central de l’Angola, en tant que Président en exercice de l’Union africaine, dans la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Lydia Mangala


