À l’occasion d’Octobre Rose, mois mondial de sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein, la journaliste et coordonnatrice de l’ONG Leadership des Femmes des Médias (LFM), Grace Shako, a lancé un plaidoyer en faveur d’une prise en charge accrue de cette maladie en République démocratique du Congo.
Un message personnel et universel
Dans un témoignage fort et intime, Grace Shako, femme approchant la quarantaine, a souligné que le cancer du sein n’est pas une réalité lointaine, mais un danger qui concerne toutes les femmes, sans exception.
« Le cancer du sein n’est pas une histoire des autres. C’est une réalité qui nous concerne, toi, moi, chacune de nous », a-t-elle déclaré.
Pour elle, le dépistage précoce reste l’arme la plus efficace pour sauver des vies. Elle a ainsi invité les femmes à surmonter la peur et le tabou afin d’aller se faire dépister régulièrement.
Un appel direct au Gouvernement
Au-delà de l’engagement personnel, la coordonnatrice de LFM a adressé un message clair aux autorités congolaises.
Elle exhorte le Gouvernement central à mettre en place une véritable stratégie nationale de lutte contre le cancer du sein, qui passerait par :
– La gratuité du dépistage pour toutes les femmes à partir de 35 ans ;
– L’accessibilité des services de dépistage sur l’ensemble du territoire ;
– Une politique publique structurée et durable, intégrant la sensibilisation, la prévention et la prise en charge médicale.
« Chaque femme mérite une chance de vivre », a martelé la journaliste.
L’engagement de parler et d’agir
Grace Shako a affirmé sa détermination à prendre la parole chaque jour de ce mois d’Octobre Rose pour sensibiliser, informer et éveiller les consciences.
Son engagement entre dans une démarche citoyenne et militante de faire de la santé des femmes une priorité nationale.
Une urgence collective
Avec plus de 2,3 millions de nouveaux cas de cancer du sein diagnostiqués dans le monde chaque année selon l’OMS, et une mortalité encore élevée en Afrique à cause du diagnostic tardif, le plaidoyer de Grace Shako résonne comme un cri d’alerte.
Son initiative rappelle que la lutte contre le cancer du sein ne peut reposer uniquement sur les épaules des femmes elles-mêmes.
Cette lutte nécessite un engagement collectif, celui des familles, des communautés, des médias, mais aussi et surtout des décideurs politiques.
Lydia Mangala


