Dans la nouvelle configuration du gouvernement Suminwa II dévoilée dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 août 2025, un changement notable attire l’attention : le ministère de la Recherche scientifique et innovation technologique a été purement et simplement supprimé.
Une disparition inattendue
Ce portefeuille ministériel, qui était précédemment dirigé par Gilbert Kabanda, avait été créé pour impulser une dynamique de modernisation et d’innovation en République démocratique du Congo, disparaît de la liste officielle des ministères.
Cette suppression marque un tournant significatif dans l’organisation gouvernementale et soulève des interrogations quant à l’avenir des politiques publiques dédiées à la recherche et à l’innovation.
Contexte et enjeux
Le ministère de la Recherche scientifique et innovation technologique avait été instauré dans les gouvernements précédents pour accompagner la RDC dans son ambition de développement technologique et scientifique.
Il avait notamment pour mission de promouvoir la recherche, d’encourager l’innovation locale, et de soutenir la valorisation des ressources scientifiques au service du progrès économique et social.
La disparition de ce ministère soulève des questions sur la continuité de ces programmes essentiels, alors même que la RDC fait face à des défis majeurs dans les domaines de la technologie, de l’éducation supérieure et de la compétitivité internationale.
Vers une réorganisation des compétences ?
Si la suppression de ce ministère est confirmée, il est possible que ses attributions soient transférées à d’autres ministères ou agences gouvernementales.
Une réorganisation administrative pourrait permettre de poursuivre certaines missions, mais les modalités précises restent à clarifier.
Les observateurs et acteurs du secteur appellent à une communication claire du gouvernement pour rassurer sur la prise en compte des enjeux scientifiques et technologiques, importants pour l’avenir du pays.
Il reste à voir comment la RDC continuera à soutenir la recherche et l’innovation, indispensables pour son développement durable et sa compétitivité régionale.
Lydia Mangala


