La République centrafricaine a officiellement ouvert un nouveau chapitre de son histoire politique. Ce lundi 30 mars 2026, le président Faustin-Archange Touadéra a été investi pour un troisième mandat lors d’une cérémonie solennelle organisée au stade de 20 000 places de Bangui.
L’événement, d’envergure nationale et internationale, a réuni plusieurs chefs d’État ainsi que des délégations étrangères venues témoigner leur soutien au dirigeant centrafricain, réélu en décembre 2025.

Pour la République démocratique du Congo, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est fait représenter par le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara. Mandaté pour cette mission officielle, ce dernier était porteur d’un message de félicitations adressé au chef de l’État centrafricain, ainsi que des salutations fraternelles du peuple congolais à l’endroit de la nation sœur.
Cette participation entre dans la continuité des relations de coopération et de solidarité entre Kinshasa et Bangui, dans un contexte régional marqué par des enjeux sécuritaires et de développement communs.
Aimé Boji Sangara était accompagné d’une délégation de députés nationaux, parmi lesquels la questeure adjointe Grâce Neema, traduisant l’importance accordée par la RDC à cet événement.
Au-delà de l’investiture présidentielle, cette cérémonie marque également une transition institutionnelle majeure pour la République centrafricaine, avec l’entrée officielle dans la 7ᵉ République. Cette nouvelle ère politique découle de la Constitution adoptée en 2023, qui redéfinit notamment le cadre du mandat présidentiel, désormais fixé à sept ans renouvelable.
Avec ce nouveau mandat, Faustin-Archange Touadéra entame un cycle politique déterminant, dans un contexte où les attentes en matière de stabilité, de gouvernance et de développement restent élevées.
Lydia Mangala


